A ces africains de la diaspora à la recherche d’une femme du pays

Posté par le 23 avril 2013. inséré dans Sex & Love.

Dans la tête de mes soeurs africaines en général, l’homme parfait c’est le blanc. s’il n’est pas blanc, il faut au moins qu’il vive chez les blancs, qu’il vienne de chez les blancs.

Les raisons de cette certitude sont toutes simples: « les blancs savent garder les femmes », « Mon gars va m’emmener à Mbeng », « Finit la galère! ».

Et vraiment, je n’aimerais pas être à la place de mes pauvres compatriotes mâles, amoureux de leurs pays, y pensant nuit et jour et rêvant d’une femme de leur pays, qui leur concoctera des mets du pays, leur fera se sentir comme au pays, mais surtout les aimant d’un amour vrai et sincère.

Sauf que les dés sont tout de suite truqués et voici pourquoi: nos soeurs ne sont pas fixées sur l’homme mais sur la couleur de sa peau, son pays de résidence et son porte-monnaie. De tels critères de sélection faussent tout de suite la relation et ne laissent aucune place, aucune chance à l’amour.

Mes frères de la diaspora le savent. Ils connaissent l’épidemie qui sévit dans l’esprit de leurs soeurs et certains d’entre eux prennent d’énormes précautions pour ne pas se faire « prendre » par une chasseuse de prime. Et là encore, difficile de batir une relation basée sur le doute et la suspicion.

Donc même lorsqu’il rencontre la femme de ses rêves, celle-là qui se fout pas mal de l’endroit où il vit, de son compte en banque et tout ce charabia, même lorsqu’il rencontre celle qui lui concoctera les bons plats du pays et qui sera aussi belle que son pays, son coeur et son âme sont déjà tellement envahis par le doute et la suspicion qu’il passe à côté.

Il y en a même qui font passer à leur dulcinée des tests. Oui oui, des tests. Pour vérifier et mesurer leur sincérité, leur engagement et leur non-matérialisme.

Cela a tout l’air d’un cercle vicieux. Il serait peut-être plus facile de faire comme certains, épouser tout simplement une femme noire qui vit en europe ou même une femme blanche. De toute façon une femme est une femme n’est-ce pas?

Mais les amoureux de l’Afrique rêvent d’une femme de leur pays, encore vierge de la mentalité et de la routine occidentale, encore naive et pure.

Pour vous les rêveurs, je n’ai qu’un conseil: videz votre coeur de vos peurs et vos doutes, remplissez-le d’amour.

Je suis bien placée pour le savoir, la pauvreté a fait de nous des personnes intéréssées et matérialistes, la pauvreté a fait de nous des êtres faux et malhonnêtes, tuant à petit-feu les sentiments vrais et sincères.

Le paradoxe est que, plus l’amour diminue, plus nous (et même ces grandes chasseuses de primes) sommes en quête d’amour. Nous ne le savons pas, mais au fond de nous nous recherchons tous la même chose. Il suffit de gratter toute cette couche de matérialisme et de mauvaise ambition pour les unes, de doutes et de peurs pour les autres, pour découvrir la seule chose réellement importantes: l’amour.

 

 

Aborasamza signifie « il soulève, il secoue », c’est le nom qu’on donne à la friperie car les vendeurs soulèvent les vêtements et les rejettent en les secouant. C’est aussi le nom qu’on donne aux femmes frivoles !
AUTEUR: Aborasamza
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5 Commentaires pour “A ces africains de la diaspora à la recherche d’une femme du pays”

  1. Hermann Kana (6 Commentaires)

    Je trouve néanmoins l’idée de l’article un peu trop figée. La rédactrice ne laisse pas de place aux millions de couples purement afro qui se forment en Afrique, sans que l’homme soit forcément de Panam ou même qu’il en ait la moindre odeur, des relations basées et durement forndées sur l’amour véritable, celui qui exclut le matérialisme. Je crois que ceux là aussi ont droit à un carreau dans cet article.
    Mais je dois avouer devoir d’une facon ou d’une autre crédibiliser l’idée de la rédactrice, car « Paroles de femme. » En tant qu’homme, je suis plutôt mal placé pour fermement contredire.

    Bel Article !

  2. Neo (110 Commentaires)

    @ hermann,

    Sauf erreur, le titre de l’article c’est « aux africains de la DIASPORA a la recherche d’une femme au pays ». Le décor est planté, et le sujet bien cadré : les relations entre diasporiens et résident du pays. Donc je ne vois pas ce que les relations entre africains d’afrique viendrait faire là dedans. Ce n’est simplement pas le sujet de l’article. A moins que je me trompes.

    Sinon, pour en revenir à l’article , je soutiens l’idée de l’Auteure. Sauf que vider son coeur et le remplir d’amour est plus facile à dire qu’à faire. EN ce qui me concerne, je me méfierais toujours des relations à distance de ce type car les deux vivent dans deux mondes aux mentalités totalement opposées et nul ne peut prévoir ce qui arrivera quand l’un se retrouvera confronté au nouvel environnement. Une africaine qui découvre subitement le monde occident est ce qu’il y a de plus imprévisible. Ayant d’autres chats à fouetter, je n’ai pas le temps de calculer les probabilités de telle ou telle issue. Je préfère la solution facile : rencontrer quelqu’un de mon entourage.

    D’autre part, je sais faire preuve de générosité et de sympathie sincère envers une fille mais sans rien attendre en retour.

  3. Aborasamza (2 Commentaires)

    A Hermann, comme l’a dit Néo, tout est dans le titre.

    A Néo, la recherche d’amour qui qu’on soit, où qu’on soit est la quête d’un idéal. Tout le monde qui aime, voudrait recevoir la même chose en retour. Même avec celle que tu rencontreras prêt de toi, il y aura toujours des doutes et des interrogations, même si ils ne seront peut-être pas liés à la couleur de ta peau ou à ton portefeuille.

    Dans tous les cas, il faudra bien que tu « vides ton coeur » et que tu avances, surtout que tu fasses confiance.

    Mais tu si déjà tu sais faire preuve de générosité et de sympathie sans contrepartie, tu es déjà sur la bonne voie.

  4. Hermann Kana (6 Commentaires)

    A Aborasamza et Neo:
    Ouais, je crois que je me suis planté sur ce coup là. Chui sortit du sujet. Merci pour la remarque.

    Mais A Aborasamza:
    Je ne soutiendrais pas ton idée selon la quelle il faudrait « dans tous les cas se vider le coeur et avancer en faisant confiance ». C’est pas que j’ai quelque chose contre la confiance en amour, mais juste que, personnellement, je suis plutôt le genre de gars prudent, qui laisse sa place à la déception et qui pour cela préfère ne pas s’investir le coeur à 100% dans une relation. Ca semble peut-être choquant mais c’est une philo perso que j’ai « dû » develloper avec le temps et les expériences. Ca ne signifie pas non plus un manque d’amour ou d’attention envers la conjointe, mais simplement une certaine méfiance, extrêment discrète, mais suffisament grande pour pouvoir me protéger des conséquences de déceptions amoureuses telles que le Saut depuis le haut de la tour Eiffel (Rires). Je crois que ces suicidaires sont ce genres de personnes s’étant investis sans « restriction » dans leurs relations.

  5. khame (1 Commentaires)

    MERDE TU NOUS SOULE AVEC LES BLANC ON EN A RIEN NA CIRER

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