Message de Barack Obama aux jeunes leaders africains

Posté par le 08 novembre 2010. inséré dans Amérique et Caraibes, News, Politique, Vidéos.

Le 15 Aout dernier, célébrant le cinquantenaire des indépendances à sa manière, le président des USA Barack Obama a tenu un forum avec 115 jeunes leaders africains afin de les motiver à agir comme acteurs du changement pour l’avènement d’un avenir radieux pour le continent. Au cours de la session, il a répondu à diverses questions allant des conflits et de la bonne gouvernance liée à l’engagement des Etats-Unis au financement de la lutte contre le VIH / SIDA. Dans l’ensemble, le président a transmit le message singulier que l’avenir du continent appartient aux Africains et en utilisant le slogan «Yes you can », a encouragé les jeunes leaders du continent à continuer à lutter pour le progrès et l’émancipation socio-économique.

Quelques citations intéressantes du forum :

« Vous êtes les héritiers de la génération des indépendances que nous célébrons cette année. Grace à leur sacrifice, vous êtes nés dans Etats africains indépendants. Et de même que les réalisations des 50 dernières années vous inspirent, le travail que vous faites aujourd’hui inspirera les générations futures. « 

«… Il fut un temps où il fallait avoir des lignes de téléphone … pour communiquer Maintenant, nous avons Internet et les téléphones portables, les réseaux à hauts débits, de sorte que vous – Sur tout le continent êtes en mesure de devancer quelques autres endroits les plus développés et effectivement atteindre dans le futur des moyens de communications que nous ne pouvons même pas imaginer. Pourquoi pas? « 

« Quand je suis né, le Kenya en terme de PIB par habitant était plus riche que la Corée du Sud. Or aujourd’hui, il n’en est même pas proche. Eh bien, c’est 50 années qui ont été perdues en termes d’opportunités. Qu’il s’agisse de ressources naturelles, qu’il s’agisse du talent et du potentiel des individus, il n’ya aucune raison pour laquelle le Kenya ne devrait pas avoir suivi la même trajectoire. Et donc dans 50 ans à partir de maintenant, quand vous regarderez en arrière, vous voudrez vous assurer que le continent n’a pas de nouveau raté ces occasions. « 

« Si vous regardez où sont les plus grandes opportunités, elles sont en fait maintenant dans les pays émergents. Il ya des pays en Afrique qui croissent  de plus  de 7, 8, 9 pour cent par an. Donc, si vous êtes un entrepreneur aujourd’hui avec une idée, vous êtes en mesure de croître plus vite et atteindre plus vite vos objectifs à la maison que vous ne le pourriez ici. Aujourd’hui, ça entraîne également un risque plus élevé, de sorte qu’il peut être plus sûr d’émigrer. Il se peut que vous puissiez réellement faire plus, plus rapidement chez ici nous. Mais alors la question pour les jeunes leaders comme vous est « où voulez-vous avoir le plus impact? ».

« Ce que j’espère, c’est que certains d’entre vous finirez par être leaders de vos pays un jour. Et si vous pensi ez cela, dans les années 1960, quand tous ces gens – vos arrières grands-parents, grands-parents obtenaient l’indépendance, luttaient pour l’indépendance, les premiers dirigeants, tous disaient qu’ils se battaient pour la démocratie. Mais, ce qui fini par se passer  c’est que quand vous avez été au pouvoir pendant un certain temps, vous dites, eh bien, je dois être un si bon dirigeant qu’il est dans l’intérêt du peuple que je reste ici. Et alors vous commencez à changer les lois, ou vous commencez à intimider et emprisonner les opposants Et bientôt, les jeunes, tout comme vous – pleine d’espoir et de promesse – finissent par devenir exactement ce qu’ils ont combattu. Ainsi, l’une des choses que je pense que tout le monde ici dois vraiment internaliser est l’idée que… Je pense que c’est Gandhi qui a dit « vous devez être le changement que vous cherchez » « 

Au cas où vous l’auriez manqué, voici la vidéo complète. Vous pouvez aussi lire la transcription de la session de Questions-réponses  ci-dessous

RETRANSCRIPTION DE LA SESSION DE QUESTIONS REPONSES :

Je vais commencer par cette jeune femme, ici. Et s’il vous plaît veuillez vous présenter et me dire d’où vous êtes également.

Q : Okay Merci. Je vous remercie beaucoup. Je m’exprimerais en français…

PRÉSIDENT OBAMA: C’est bien. Quelqu’un traduira pour moi ? Oui ? Ok  Allez-y. Assurez-vous que vous vous arrêtez après chaque phrase, parce que sinon elle va oublier ce que vous venez de dire.

Q: Merci beaucoup. (en français et traduit.) Monsieur le Président, bonjour. Et bonjour, tout le monde. Je suis Fatima Sungo du Mali. J’ai une question à vous poser et je me réjouirais d’entendre votre réponse. Mais avant de le faire, je voudrais commencer par vous dire, Monsieur le Président, à quel point nous nous sentons vraiment honorés et privilégiés d’être avec vous aujourd’hui, et combien nous sommes privilégiés d’exprimer la voix de la jeunesse africaine, des jeunes leaders africains, et bien sûr d’apprécier pleinement votre nous reconnaissiez et nous donniez l’occasion d’être ici, et reconnaissant aussi notre propre responsabilité de transmettre votre message de retour à la maison.

Je voudrais dire que je suis convaincu que c’est un moment important, c’est le début d’un changement important, la belle initiative que vous avez eu de nous appeler tous ici. Je me demande quand avez-vous eu cette étincelle particulière? Quand avez-vous imaginé que nous réunir ici serait une bonne idée? Je me demande ce qui vous a inspiré tout ceci, Monsieur le Président.

PRÉSIDENT OBAMA: tout d’abord, l’une des choses qui arrive quand vous êtes président, c’est que d’autres personnes ont de bonnes idées et alors vous vous inspirez d’eux. Eh bien (rires) Donc, je veux m’assurer que je ne m’approprie pas de ces idées  – car la vérité est que mon équipe travaille si dur pour essayer de trouver de nouvelles façons de communiquer non seulement avec les chefs d’Etat, mais aussi avec la base.

Et la raison, je pense est que quand vous pensez à l’Afrique, l’Afrique est le plus jeune continent. Pour un grand nombre des pays que vous représentez, la moitié de la population a moins de 30ans. Et souvent, si tout ce que vous faites, c’est de parler aux personnes âgées comme moi, alors vous n’êtes pas en train d’atteindre les gens qui vont être les producteurs de nouvelles énergies, des nouvelles initiatives, des idées nouvelles. Nous avons donc pensé qu’il serait très important pour nous d’avoir l’occasion de réunir la prochaine génération de dirigeants ensemble.

C’est le point numéro un. Le point numéro deux – Et je vais être franc à l’occasion de ce forum, j’espère donc que vous n’avez pas d’objection – parfois les vieux dirigeants restent dans les vieilles habitudes, et ces vieilles habitudes sont difficiles à rompre. Et ainsi une partie de ce que nous voulions faire était de communiquer directement aux personnes qui ne peuvent prétendre que les vieilles façons de faire des affaires sont les façons dont l’Afrique doit faire des affaires.

Donc, dans certains de vos pays, la liberté de la presse est encore limitée. Il n’y a aucune raison pour que ce soit le cas. Il n’y a pas de fatalité à ce sujet. Et les jeunes sont plus susceptibles de poser des questions. Pourquoi ne devrions-nous pas avoir une presse libre? Dans certains de vos pays, le problème de la corruption est chronique. Et quant aux personnes qui ont fait des affaires dans vos pays pendant 20, 30 ans, ils vont simplement baisser les bras et se dire «  ah ! Ils sont comme ils sont ».

Mais Robert Kennedy avait un dicton merveilleux, où il disait, « Certaines personnes voient les choses et se demandent pourquoi ? Et d’autres voient des choses qui doivent changer et demandent, pourquoi pas ? ». Et donc je pense que votre génération est prête à poser ces questions: «Pourquoi pas ? « Pourquoi l’Afrique ne doit pas être autonome en agriculture? Il y’a assez de terres arables que si nous restructurons la façon dont l’agriculture et les marchés en Afrique fonctionnent, non seulement la plupart des pays en Afrique pourraient se nourrir, mais ils pourraient exporter ces cultures pour aider à nourrir le monde. Alors, Pourquoi pas?

De nouvelles infrastructures – Auparavant il vous fallait avoir des lignes téléphoniques et de très gros investissements de capitaux afin de communiquer. Maintenant, nous avons Internet et les téléphones portables, les réseaux à hauts débits, de sorte que vous, dans tout le continent, êtes en mesure de devancer quelques autres endroits les plus développés et effectivement atteindre des futur moyens de communications que nous ne pouvons même pas imaginer. Pourquoi pas ?

Voilà donc le but de ceci. Je tiens également à m’assurer que chacun d’entre vous ai eu une occasion de se rencontrer, parce que vous pouvez vous renforcer mutuellement dans vos combats pour un avenir meilleur dans vos pays respectifs. Vous aurez maintenant un réseau de personnes qui contribueront à renforcer ce que vous essayez de faire. Et vous savez que parfois le changement vous fait vous sentir seul. Maintenant, vous avez un groupe de personnes qui peuvent contribuer à renforcer ce que vous faites.

Okay C’est au tour d’un homme. C’est pourquoi il ya des leaders, tout le monde a quelque chose à dire, mais vous n’avez pas besoin de vous précipiter. Non, non, non C’est au tour d’un mec -…. Ce monsieur ici.

Q : Monsieur le Président, mon nom est Bai Best du Libéria. – Le regretté Dr Solomon Carter Fuller a été le premier noir psychiatre dans l’Amérique noire et probablement dans le monde. Dans mon pays, le Libéria, où il ya un des grandes personnes qui  font des réalisations remarquables dans leur pays et dans le monde, beaucoup d’entre eux ne sont pas reconnus pour leurs réalisations. Aujourd’hui, le nom de M. Fuller est gravée où il y a un hopital – il y’a un centre psychiatrique nommé en son honneur à Boston. Il y’a beaucoup d’autres jeunes africains et des jeunes libériens qui sont des  personnes talentueuses qui ont de grandes idées et qui veulent revenir chez eux et contribuer dans leur pays, au développement de leurs peuples – Mais la plupart du  temps, leurs efforts patriotiques sont étouffés par la corruption ou parfois  par des fonctionnaires jaloux et autres. C’est un problème ancestral. Cela les mènent essentiellement à rechercher des pâturages plus verts et des meilleures reconnaissances à l’étranger au lieu de revenir à la maison. Quelles sont vos réflexions à ce sujet?

PRÉSIDENT OBAMA: Écoutez, c’est un problème qui n’est pas propre à l’Afrique. Eh bien compte tenu des différents stades de développement dans le monde entier, l’un des problèmes que les pays pauvres ont souvent est que les plus instruits et les plus talentueux ont des opportunités ailleurs. Et il y’a ce qu’on appelle la «fuite des cerveaux» -les gens disent, je peux faire 10 fois plus d’argent si je suis médecin à Londres que si je rentre exercer dans mon pays.

Et donc c’est un problème historique. Voici un moment intéressant que nous vivons, réfléchissez-y. Si vous regardez où les plus grandes opportunités sont, elles se trouvent en fait maintenant dans les pays émergents. Il ya des pays en Afrique qui croisent de plus en plus à 7, 8, ou 9 pour cent par an. Donc, si vous êtes un entrepreneur avec une idée aujourd’hui, vous pourrez peut-être croître et atteindre plus vite vos objectifs en retournant à la maison que vous ne le pourriez ici.

Mais, celà entraîne un risque plus élevé, de sorte qu’il est peut- être plus sûr d’émigrer. Et il se peut que vous puissiez effectivement réaliser plus de chose, et plus rapidement chez nous. Mais alors, la question pour les jeunes leaders comme vous est « où voulez-vous avoir le plus d’impact? ».  Et vous allez probablement avoir plus d’impact chez vous si vous êtes un homme ou une femme d’affaires, ou si vous êtes un médecin ou un avocat, ou manager. Cela va probablement être le lieu où vous pourrez accomplir les plus grands changements.

Cependant, vous avez absolument raison de penser que les conditions de retour doivent être favorables pour que vous puissiez réaliser ces choses. Donc si vous voulez retourner dans votre pays démarrer une entreprise, et sil s’avère que vous aurez à payer un trop grand nombre des pots de vin juste pour démarrer votre entreprise, à un moment donné vous pouvez être emmené à simplement abandonner.

Et c’est pourquoi l’une des choses que nous essayons de faire – en travaillant avec mon équipe – lorsque nous envisageons le développement, c’est de placer la bonne gouvernance au centre du processus de développement. Elle n’est pas séparée. Parfois les gens pensent qu’il y a un volet politique, et Il y a un volet économique. Non. Si vous êtes dans une situation où vous ne pouvez pas démarrer une entreprise ou bien les gens ne veulent pas investir parce qu’il n’y a pas une idée claire de la primauté du droit, ça va freiner le développement.

Si les agriculteurs ont de nombreux intermédiaires pour acheminer leurs récoltes au marché à tel point qu’ils ne gagnent que quelques miettes en fin de compte lorsque leurs récoltes sont vendues pour 10 dollars, hé bien au fil du temps ça étouffe le développement agricole dans un pays. Donc, ce que nous voulons faire est de s’assurer que, dans nos interactions avec vos gouvernements, nous soulignons constamment cette question de la bonne gouvernance. Parce que j’ai confiance que vous serez en mesure de déterminer vous-même quels changements doivent être apportés dans vos pays.

J’ai toujours dit que le destin de l’Afrique sera déterminé par les Africains. Il ne sera pas déterminé par moi. Il ne sera pas déterminé par des personnes en dehors du continent. Il sera déterminé par vous. Tout ce qu’on peut faire, c’est de faire en sorte que vos voix soient entendues et que vous soyez en mesure de vous lever et saisir ces opportunités. Si vous faites cela, je pense qu’il va y avoir beaucoup de personnes qui – même si elles se sont formées à l’étranger – voudront revenir chez eux pour y faire leur marque.

Très bien. Voyons, je vais faire appel à cette jeune dame ici.

Q (parle en portugais et traduite.) Bon après-midi, tout le monde. Et je vous remercie, Monsieur le Président, pour cette occasion.

PRÉSIDENT OBAMA: ça sonne comme du portugais (Rires.)

Q : ça l’est en effet. Je suis du Mozambique, monsieur.

PRÉSIDENT OBAMA: Très bien.

Q : Sachant Monsieur le Président, que, bien sûr, l’Amérique est une référence en matière de démocratie dans le monde, et que vous, monsieur, êtes en effet un acteur dans ce contexte d’aujourd’hui, je serais ravie d’entendre, monsieur, ce que vous recommandez à des jeunes en Afrique et à la société civile, en particulier, en termes de respect des principes de la non-violence et de la bonne gouvernance et des principes démocratiques dans nos pays. Parce que, bien sûr, notre réalité est très souvent assez radicalement différente. Il y a souvent 80 pour cent d’abstentionnisme souvent aux élections, et des élections qui, bien-sur, manquent de transparence. Et tout ça conduit trop souvent, hélas, à des conflits sociaux. Merci.

PRÉSIDENT OBAMA: Eh bien, permettez-moi de dire, tout d’abord, que si vous êtes… tout comme j’ai dit que vous ne pouvez pas séparer la politique de l’économie, vous ne pouvez pas séparer les conflits du développement. Donc, les conflits constants, souvent à caractère ethnique, qui ont eu lieu en Afrique ont été au détriment du développement et ils sont auto-entretenu.

Si vous avez des conflits et la violence, ça effraie les investisseurs. Cela rend plus difficile pour les Hommes d’affaires de créer des opportunités, ce qui signifie que les jeunes n’ont pas de travail, ce qui signifie qu’ils sont plus susceptibles d’être recrutés dans des conflits violents. Et vous obtenez un cercle vicieux.

Donc, je crois profondément en l’idée que la violence n’est pas une solution aux problèmes. Et je pense que la puissance morale et éthique qui vient avec la non-violence quand elle est bien mobilisée est profonde.

De deux, je pense que la chose la plus importante que les jeunes ici puissent faire est de promouvoir les valeurs d’ouverture, de transparence, le débat honnête, les désaccords au sein de vos propres groupes civils et de vos propres organisations, parce que cela forme de bonnes habitudes. Si vous faites partie d’une organisation – et je vais parler aux hommes ici, en particulier – si vous faites partie d’une organisation où vous professez la démocratie, mais où les femmes n’ont pas une voix égale, alors, vous êtes un hypocrite ! Pas vrai? Et c’est quelque chose -(applaudissements)- Et c’est quelque chose à propos duquel nous devons être honnêtes. Souvent, les femmes n’obtiennent pas la même voix dans les pays africains, en dépit du fait qu’elles portent très souvent plus de charges que la part qui leur revient.

Ainsi, au sein de vos propres organisations, au sein de vos propres réseaux, la modélisation des bonnes pratiques démocratiques, l’écoute des gens avec qui vous êtes en désaccord avec respect, en s’assurant que tout le monde obtient un siège à la table – toutes ces choses je pense sont très importantes.

Et si vous pensez à ceci : dans les années 1960, quand tous ces gens – vos arrières grands-parents, grands-parents obtenaient l’indépendance, luttaient pour l’indépendance, les premiers dirigeants, tous disaient qu’ils se battaient pour la démocratie. Et puis, ce qui finit par se passer c’est que quand vous avez été au pouvoir pendant un certain temps, vous dites « eh bien, je dois être un si bon dirigeant qu’il est dans l’intérêt du peuple que je reste ici ». Et alors vous commencez à changer les lois, ou vous commencez à intimider et emprisonner les opposants Et bientôt, voilà que les jeunes, tout comme vous – pleins d’espoirs et de promesse – finissent par devenir exactement ce qu’ils ont combattu.

Ainsi, l’une des choses que je pense que tout le monde ici dois vraiment internaliser est l’idée que… Je pense que c’est Gandhi qui a dit « vous devez être le changement que vous recherchez ». L’une des choses merveilleuses au sujet des États-Unis, c’est que dans ma position en tant que président il y a souvent des moments où je suis frustré, j’ai l’impression que j’en sais plus que certains qui me critiquent. Et pourtant, nous avons institutionnalisé la notion que ces critiques ont le droit de me critiquer, peut importe  à quel degré que je les trouve déraisonnables. Et je dois me présenter face au peuple pour une élection, et je suis limité à deux mandats – peut importe l’excellence du travail que je fais. Et c’est une bonne chose, parce que ce que signifie que nous devons… nous avons institué une culture où les institutions de la démocratie sont plus importantes que n’importe quel individu.

Et, maintenant, ce n’est pas comme si nous étions parfaits De toute évidence, nous avons toutes sortes de problèmes aussi. Mais ce que cela signifie c’est que le transfert pacifique du pouvoir et l’idée que les gens ont toujours une voix… notre confiance en ce processus démocratique est celle qui doit être adoptée dans tous vos pays.

D’accord? Très bien, c’est au tour d’un homme. Permettez-moi de tenter d’obtenir de ce côté de la table ici. Ce monsieur ici. Je ne vais pas répondre à tout le monde, donc je m’excuse à l’avance.

Q: Merci beaucoup, Monsieur le Président. Je suis originaire du Malawi Monsieur le Président. Le VIH / SIDA est très influent sur le sous-développement en Afrique. Et si cela continue, je crains que l’Afrique n’ait pas d’avenir. Et je pense que les jeunes comme nous devons apporter des changements. Et nous avons vraiment besoin d’un programme fort de prévention du VIH. Mais, encore une fois, l’accès au traitement doit être là.

J’ai assisté à la récente Conférence mondiale contre le SIDA à Vienne, et les critiques ont dit que le pire est que le gouvernement américain ne soutient pas suffisamment le combat contre VIH / SIDA en Afrique à travers le PEPFAR et le Fonds mondial. Mais, encore une fois, de l’autre côté, d’autres activistes de la lutte contre le VIH / SIDA disent que l’Afrique elle-même n’a pas mobilisé suffisamment de ressources pour lutter contre la pandémie du VIH / sida et est en grande partie dépendante de l’aide de l’Occident.

Je pense que le défi pour nous les jeunes leaders africains est de s’assurer que cela touche à sa fin et nous avons vraiment besoin de réduire la transmission. Je ne sais pas… de votre point de vue, que pouvons-nous faire pour faire en sorte que cela cesse ? Parce que d’autre part, c’est ce qui affecte considérablement le développement en Afrique.

PRÉSIDENT OBAMA: Bon je vais commencer par parler seulement des Etats Unis et ce que nous faisons. J’ai eu quelques désaccords avec mon prédécesseur, mais l’une des réalisations remarquables du président Bush a été d’initier le programme PEPFAR. C’est un investissement énorme dans la lutte contre le VIH / sida à la fois en matière de prévention et aussi par rapport au traitement. Des milliards de dollars ont été engagés. Nous avons bâti quelque chose autour de ça.

Alors, quand vous entendez des critiques – ce que les critiques disent, c’est que même si j’ai augmenté le financement du programme PEPFAR, ils aimeraient le voir augmenter encore plus. Ce à quoi je suis favorable, compte tenu du fait que le besoin est énorme. Mais comprenez bien que je l’ai augmenté, je ne l’ai pas diminué – à un moment où les États-Unis souffrent de la pire crise économique, et sortent tout juste de la pire récession économique depuis les années 1930. Cependant, en raison de notre engagement sur cette question, nous avons effectivement augmenté le financement.

Maintenant, nous l’avons formulée dans une initiative plus vaste que nous appelons le Global Health Initiative. Parce que même si nous nous battons contre le VIH / sida, nous voulons nous assurer que nous ne pensons pas seulement en termes de traitement, mais aussi en termes de prévention et prévention de la transmission.

Nous n’aurons jamais assez d’argent pour simplement traiter les gens qui sont constamment infectés. Nous devons avoir un mécanisme pour stopper le taux de transmission. Et donc l’une des choses que nous essayons de faire est de construire de plus grandes infrastructures de santé publique, trouver quels sont les programmes de prévention le plus efficaces, comment on peut les institutionnaliser, les rendre culturellement spécifiques – parce que tous les programmes ne sont pas adaptés à chaque pays.

Je dirai qu’en Afrique, en particulier, une chose que nous savons, c’est que l’autonomisation des femmes va être essentielle pour réduire le taux de transmission. Nous le savons. Parce que ce sont souvent les femmes n’ayant pas de contrôle sur leurs pratiques sexuelles et leurs propres corps, qui finissent par avoir des taux de transmission extrêmement élevés.

Alors, la ligne du bas, c’est que nous allons nous concentrer sur la prévention, la construction d’infrastructures de santé publique. Nous allons quand même avoir à financer, à des niveaux très élevés, les médicaments antiviraux. Mais gardez à l’esprit, nous n’aurons jamais assez d’argent – ce sera sans fin… un effort sans fin, si les taux de transmissions demeurent élevés et si nous essayons simplement de traiter les gens après leur maladie.

C’est l’histoire classique d’un groupe de personnes aperçoivent tous ces corps qui dérivent dans un ruisseau. Tout le monde saute et commence à retirer des corps, mais une personne avisée remonte vers l’aval pour voir ce qui se passe exactement ; ce qui cause la noyade de tous ces gens ou leur chute dans l’eau. Et c’est je crois ce que nous avons à faire, c’est d’aller en aval pour voir comment nous pouvons réduire ce taux global de transmission du VIH.

Et, évidemment, – quand j’ai visité le Kenya, par exemple – juste en termes d’éducation – Michelle et moi, nous avons tous deux fait le test, près du village où mon père est né. Nous avons fait publiquement un dépistage afin de connaitre notre statut. Ça c’est juste un exemple des types de mécanismes d’enseignement que nous pouvons utiliser en espérant que ça puisse faire une différence.

D’accord ? Ok, c’est au tour d’une femme. D’accord, au tour de celle ci.

Q: Merci, beaucoup, Monsieur le Président. Et salutations du Ghana. Nous attendons vivement le prochain rendez-vous en 2014 (rires)pour le match retour. Et je me souviens que j’étais à l’antenne sur une radio locale le jour du match. Et nous avions un expert de football au Ghana – il ne parlait pas très bien anglais, mais était très passionné. Et alors, je l’ai interviewé au sujet que état d’esprit devraient avoir nos gars avant le match. Et il m’a répondu «Ce n’est pas la guerre, c’est le football . Si c’était la guerre, alors peut-être nous devrions avoir peur parce que la puissance de l’Amérique est supérieure à la notre. » (Rires.) C’est le football. Ils doivent y aller et donner le meilleur d’eux même. Et c’est ce qu’ils ont fait.

PRÉSIDENT OBAMA: Eh bien, ils ont fait un excellent travail. C’était une équipe géniale.

Q Monsieur le Président, ma question est que j’entends maintenant beaucoup de jeunes leaders africains se demander comment l’Amérique pourrait s’engager pour partenariat. J’entends ceux qui sont cyniques sur la notion de partenariat. Ils demandent et redemandent sans cesse. Le partenariat? Quel type de partenariat équitable peut exister entre une nation forte et une nation faible?

Et alors que nous nous préparons pour l’avenir, nous posons la même question à l’Amérique: Comment est ce que votre pays peut s’engager à faire en sorte que les décisions difficiles que les jeunes ont à faire concernant le commerce, l’agriculture, le support, soient faites de telle mesure qu’elles puissent ne pas être dans l’intérêt de l’Amérique? Parce qu’ils me disent aussi que l’Amérique va protéger ses intérêts par dessus tout. L’Amérique est-elle résolue à assurer un partenariat qui ne serait pas nécessairement bénéfique à l’Amérique, mais véritablement bénéfique pour les intérêts souverains des pays que nous représentons?

PRÉSIDENT OBAMA: Eh bien, permettez-moi de dire ceci. Tous les pays défendent leurs intérêts. Donc, je suis le président des États-Unis et mon travail consiste des lors à défendre les intérêts du peuple des États-Unis. C’est mon job n’est ce pas droit? (Applaudissements.)

Maintenant, je pense en fait que les intérêts des États-Unis et les intérêts du continent africain sont très liés. Nous avons grand intérêt à voir le développement dans toute l’Afrique – parce que nous sommes une économie plus mature et l’Afrique est une économie jeune et en pleine croissance, et si vous pouvez nous acheter plus de iPods et acheter plus de produits et acheter plus de services et acheter plus de tracteurs, que nous pouvons vendre à un continent en pleine croissance, cela crée des emplois ici aux Etats-Unis.

Nous avons un intérêt énorme dans votre système de santé publique parce que si nous réduisons considérablement la transmission du VIH / SIDA en Afrique, cela aura un effet positif sur les taux de VIH au niveau international, en raison de la transmigration des maladies dans les deux sens dans un monde globalisé. Et au passage, si je n’ai pas à dépenser tout cet argent sur le PEPFAR, c’est de l’argent économisé je peux consacrer à autre chose. Je vais donc être incité à voir l’Afrique bien faire. C’est dans notre intérêt commun.

Et la vérité de la question est que, alors que avec certaines régions du monde nous avons des conflits d’intérêt véritable – disons sur le commerce, par exemple – la vérité est que nous les États-Unis, nous n’avons pas d’énormes conflits quand il s’agit de commerce parce que franchement, le commerce entre les États-Unis et l’Afrique est si petit, si modeste, que très peu d’entreprises américaines et d’intérêts commerciaux américains sont touchés.

C’est pourquoi avec l’AGOA, notre accord commercial avec l’Afrique – nous pouvons éliminer les tarifs douaniers et les subventions et permettre à toutes sortes de biens de venir en partie parce que vous n’êtes pas nos principaux concurrents.

Maintenant, je ne veux pas faire semblant ou prétendre qu’il n’y aura jamais des conflits. Il y en aura. Il va y avoir des différences dans la vision du monde. Il va y avoir des produits agricoles où il ya certains intérêts américains ou il y a certains intérêts en Europe qui pourront les empêcher d’entrer, même si, dans l’ensemble, ça n’aura pas un impact énorme sur l’économie américaine. Et donc il y aura des zones de tension occasionnelle. Mais dans l’ensemble, la raison pour laquelle vous devez avoir confiance que nous voulons un partenariat car votre réussite renforcera notre position plutôt que de la réduire.

L’Afrique a certains de nos amis les plus fidèles. A chaque sondage effectué, quand vous demandez quel continent a généralement le point de vue plus positif sur l’Amérique, il s’avère que l’Afrique a généralement une image positive de l’Amérique et les expériences positives. Donc, je pense que vous devriez vous sentir en confiance même si je ne suis pas le président que le peuple américain veut vraiment voir emmener l’Afrique à réussir.

Ce que les américains ne veulent pas, c’est avoir le sentiment que leurs efforts à aider sont gaspillées. Donc, si à un moment de grande contrainte, nous inventons des aides, ces dollars d’aide doivent aller au pays qui les utilise efficacement. Et s’ils ne sont pas utiliser efficacement, alors qu’ils devraient aller aux pays qui le font ?.

Et une des choses que j’ai dit à mon équipe de développement, c’est que je veux que nous ayons des normes élevées en termes de performance et d’évaluation alors que nous avons ces partenariats. Parce qu’un partenariat est une voie à double sens cela signifie que, d’une part, nous sommes responsables de vous et que nous avons à vous écouter et vous assurez  que tous les plans que nous avons, ont été mis au point localement. D’autre part, cela signifie que vous êtes responsable. Donc, vous ne pouvez pas simplement dire, donnez-moi cela et ensuite, s’il s’avère que cela ne fonctionne pas bien, ce n’est pas votre problème. D’accords? Il doit y avoir une rue à double sens.

Très bien, il semble comme si ce côté-ci n’a pas obtenu une question. Alors, à vous monsieur.

Q : Je vous remercie  Monsieur le Président – je suis du Zimbabwe. Actuellement, notre gouvernement est en transition entre l’ancien parti au pouvoir ZANU-PF et le Mouvement pour le changement démocratique. Et même au sein de ce contexte, le Zimbabwe est actuellement sous mesures restrictives, en particulier ceux qui prennent partie pour  Robert Mugabe conformément à la loi  ZIDERA -. Comment a été le succès de ZIDERA dans la formation du gouvernement en place ? Parcequ’ au Zimbabwe, Robert Mugabe utilise toujours la rhétorique des sanctions, racistes, les abus des droits de propriété, les abus des droits des hommes, l’abus de la violation des lois. Comment a été le succès de cela vers la mise œuvre – le succès ou la croissance des jeunes?

PRÉSIDENT OBAMA: Bien, vous avez sans doute une meilleure réponse que moi. Donc, vous devriez le partagé  avec notre équipe ce que vous pensez faire de plus pour le Zimbabwe. Je vais être honnête avec vous – J’ai le cœur brisé quand je vois ce qui s’est passé au Zimbabwe. Je pense que Mugabe est un exemple de chef qui est venu en tant que combattant de la liberté et  je vais être très franc. Je ne l’ai pas vu bien servir son peuple, les abus, les violations des droits humains, la violence qui a été perpétrés contre des dirigeants d’opposition, je pense que c’est terrible.

Maintenant, Changerai a essayé de travailler- en dépit du fait que lui-même a été battu et emprisonné, il a essayé de travailler pour voir s’il ya une transition progressive qui pourrait avoir lieu Mais jusqu’ici, les résultats n’ont pas été ce que nous avons  espéré.

Et cela pose toujours une question difficile pour la politique étrangère américaine, car, d’une part, nous ne voulons pas punir le peuple pour les abus d’un leader; d’autre part, nous avons très peu d’influences que de dire, s’il y’a des  abus systématiques par un gouvernement, nous n’allons pas traiter avec eux dans le commerce, nous n’allons pas traiter avec eux politiquement, de façon que nous ne traitons qu’avec  les pays qui ont le respect de quelques principes des droits humains.

Et si il ya eu des discussions quand j’ai voyagé avec les dirigeants de la région de l’Afrique australe à savoir si les sanctions contre le Zimbabwe sont ou ne sont pas contre-productive. Je vais vous dire, je n’aime rien plus que d’être en mesure d’ouvrir plus de relations diplomatiques et les relations économiques et commerciales avec le Zimbabwe. Mais pour ce faire, nous avons pu voir certains signaux qui  ne vont pas simplement retranchés  les mêmes abus passé, mais plutôt nous déplacer dans une direction nouvelle qui aide vraiment les gens.

Et le Zimbabwe est un exemple classique d’un pays qui devrait être le grenier de toute une région. C’est un magnifique pays. Maintenant, il a dû subir une transition de la domination de la minorité blanche qui a été très douloureuse  et très difficile. Mais ils ont choisi une voie, différente  que la voie que l’Afrique du Sud a choisie.

L’Afrique du Sud a ses problèmes, mais de ce que tout le monde pouvait voir lors de la Coupe du Monde, le potentiel  de ce pays présenté comme une société multiraciale, la démocratie africaine qui peut réussir sur la scène mondiale, c’est un modèle dont le Zimbabwe n’a pas suivi. Et c’est là que je voudrais le voir aller. Ça va?

Il me reste encore combien de temps les gars ? Dernière question ? Je suis désolé  Dernière question Dernière question Non, c’est au tour d’une jeune fille. C’est cette personne juste ici.

Q : Bonsoir, Monsieur le Président, Excellences. Je suis originaire de la Somalie. Je suis venu ici avec de toute  façon  une question, et qui est : vivant dans un pays en conflit qui a mis dans l’embarras l’ensemble du monde entier et faisant partie de la diaspora qui y retourna à risquer notre vie pour faire de la Somalie un meilleur endroit, surtout avec ce que nous traversons en ce moment .Jusqu’où peut aller l’aide des états unis? Et pas seulement en termes de soutien financier, mais le soutien d’écoute, comme un ami, comme quelqu’un qui entend et est à l’écoute de ceux d’entre nous qui mettons nos vies et nos familles à risque pour défendre l’humanité.

PRÉSIDENT OBAMA: Bien, je pense que vous aurez un immense soutien du peuple des États-Unis quand il s’agit d’essayer de créer une structure et un cadre en Somalie, qui travaille pour le peuple somalien.

Maintenant, l’histoire de la Somalie au cours des 20 dernières années a été tout aussi navrante, si ce n’est plus. Vous n’avez pas eu un gouvernement efficace et opérationnel qui puisse fournir des services de base. Il a été en proie à des conflits. Et maintenant, toute la région est menacée en raison des extrémistes radicaux qui ont pris racine en Somalie, en profitant de ce qu’ils perçoivent comme un État défaillant, à l’utiliser comme une base pour lancer des attaques,  le plus récent en Ouganda.

Et, évidemment, les États-Unis exprime  ses plus sincères condoléances à des vies qui ont été perdues à Kampala – au moment même de la Coupe du monde et il a offert deux visions contrastées.. Vous avez cette merveilleuse célébration joyeuse en Afrique du Sud en même temps que vous avez une explosion terroriste à Kampala.

Donc, nous voulons désespérément que la Somalie réussisse. Et ceci est un autre exemple de situation où nos intérêts se croisent. Vous avez des organisations extrémistes qui  prennent racine en Somalie, en fin de compte qui peuvent menacer les États-Unis ainsi que l’Ouganda, ainsi que le Kenya, ainsi que la région tout entière.

Donc maintenant vous avez un gouvernement de transition qui a fait quelques efforts. Je ne pense pas que quiconque espère en tout temps la Somalie dans les années à venir tout à coup se transformer en un modèle de démocratie. Peu importe les structures de gouvernance en Somalie ils doivent être conscients des structures tribales et traditionnelles et les structures qui existent au sein du clan en Somalie Mais certainement ce que nous pouvons faire est de créer une situation où le peuple, les jeunes ne transportent pas  avec soi des fusils de tir dans la rue et nous voulons être un partenaire avec Somalie dans cet effort, et nous continuerons de le faire.

Et certaines d’entre elles est d’ordre financier, certaines d’entre elles est le développement, certaines d’entre elles est en mesure d’aider les infrastructures de base. Dans certains cas, on peut essayer de trouver une partie du pays qui est relativement stable et commencer à travailler là pour créer un modèle que le reste du pays peut alors regarder et dire que c’est un chemin différent de celui que nous prenons à l’heure actuelle.

Mais à la fin, je pense que cette métaphore de la réussite de la Coupe du Monde et le bombardement montre que chacun d’entre vous vont être confrontés à deux voies. Il va avoir un chemin qui vous mènes dans une direction de plus de conflit, plus de sang versé, le développement économique bas, la pauvreté qui continu même quand le reste du monde court en avant- ou,il ya une voie dans laquelle les gens se réunissent pour l’amélioration et le développement de leur propre pays.

Et pour toutes les grandes promesses qui ont été accompli au cours des 50 dernières années, je veux que vous compreniez – parce que je pense qu’il est important pour nous d’être honnêtes avec nous-mêmes -. L’Afrique a également manqué des occasions énormes pendant trop  longtemps et je vais vous donner un exemple.

Quand mon père a voyagé aux États-Unis et a obtenu son diplôme dans le début des années 60, le PIB du Kenya été en fait l’équivalent, peut-être en fait plus élevé que le PIB de la Corée du Sud. Pensez-y. ok? Alors, quand je suis né Kenya par habitant aurait été plus riche que la Corée du Sud. Or, il n’est même pas proche. Eh bien, c’est 50 années qui a été perdu en termes d’opportunités. Quand il s’agit de ressources naturelles, quand il s’agit de le talent et le potentiel des gens, il ya aucune raison pour que le Kenya ne devrait pas avoir été sur cette même trajectoire.

Et donc dans  50 ans à partir de maintenant, quand vous regarderez en arrière, vous voudriez vous assurer que le continent n’a pas manqué ces opportunités. Nous voulons nous assurer de cela aussi. Et, les Etats-Unis veulent vous écouter et travailler avec  vous. Alors quand vous retournerez et vous parlerez à vos amis, vous diriez, ce qu’a été le principal message du Président. Nous encourageons  votre succès, et nous voulons travailler avec vous pour obtenir ce succès, mais finalement, le succès est  dans vos mains. Et d’être un partenaire signifie que nous pouvons être à vos côtés, mais nous ne pouvons pas le faire pour vous.

Très bien, merci beaucoup, tout le monde. Je vous remercie. (Applaudissements.)

Vidéo, textes et images issus du site web de la Maison Blanche

I'm just a African Entrepreneur, Economist & Businessman. My personal mission statement: build an empire, aspire to inspire, leave a legacy, and change the world.
AUTEUR: Neo
Neo a publié 145 articles sur Angazamag. Voir tous ses articles.
Le profil de Neo | Son blog | Twitter | Facebook

Abonnez-vous et Recevez chaque nouvel article par mail!

2 Commentaires pour “Message de Barack Obama aux jeunes leaders africains”

  1. ddd (4 Commentaires)

    personne n’a compris que barak obama est le nègre de service dont avait besoin la véritable dictature au monde: l’oligarchie ploutocratique capitaliste, pour redorer la réputation du gouvernement amerlocain après le fiasco clinton et busherie 12 années qui ont fait s’exalter certains état des USA, à des idées séparatiste ?

    barak a était mis en place uniquement que pour sa couleur de peau c’est triste et depuis 5 ans il fait sont spectacle à la will smith sa amuse les foules et ça les tiens loin des considérations importante…

  2. ddd (4 Commentaires)

    « et pour toute les grande promesses accompli de puis 50 ans  »

    qui a fait les promesses ?
    ont elle vraiment était accompli ?

    LOL et ça passe comme une lettre d’anthrax à la poste.

Répondre

Déjà membre? Se connecter avant de commenter.

Pas encore membre? Pourquoi ne pas vous inscrire afin de vous joindre à d'autres et mieux participer aux discussions sur AngazaMag (facultatif).

Rejoignez la communauté Angazamag

Participez à l’aventure Angazamag

Les mieux notés

Galerie photo

Videos

TOP CONTRIBUTEURS CE MOIS

2 commentaires
Emmanuelle
1 comment
Connexion | Conçu par Neo |