Afrique : la bombe démographique

Par DANIEL BASTIEN, Les Echos
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Le continent subsaharien comptera près de 2 milliards d’habitants d’ici à 2050, soit un cinquième de l’humanité. Corollaire de cette explosion démographique, l’urbanisation galopante qui touche principalement les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest. Opportunité sans précédent de développement économique et social ou source de conflits gigantesques ?

C’est un petit graphique animé, disponible sur Internet (1). Il aidera ceux qui l’ignorent encore à appréhender un phénomène dont on parle peu, mais aux conséquences planétaires… Mis au point par l’Ined (Institut national d’études démographiques) à partir des projections des Nations unies, il permet de visualiser la sidérante explosion démographique de l’Afrique d’ici à 2050.

Au moment où l’on s’apprête à célébrer les cinquante ans des indépendances africaines, l’Afrique, plus que jamais, « est là », comme on dit là-bas : au sud du Sahara, les Africains étaient 180 millions en 1950, ils sont 860 millions actuellement et seront de 1,8 à 2 milliards dans quarante ans. Une multiplication par 10 de la population locale en un siècle.

Du jamais-vu dans l’histoire de l’humanité. Comparaison confondante : « Si la France avait connu la même croissance que la Côte d’Ivoire entre 1960 et 2005, elle compterait aujourd’hui 250 millions d’habitants, dont 60 millions d’étrangers », écrivent Jean-Michel Severino – jusqu’à il y a quelques jours directeur général de l’Agence française de développement -et son conseiller Olivier Ray, qui ont fait de cette émergence démographique la pierre angulaire de leur récent ouvrage « Le Temps de l’Afrique » (2). Un gonflement humain « qui dépasse l’entendement », reconnaît un expert. Et une sacrée surprise pour tous ceux qui imaginaient ce continent encore vide et le retrouvent soudainement plein.

Sur le terrain, l’Afrique se donne pourtant depuis des années des faux airs de Bangladesh populeux. On y sent concrètement la multitude. Lagos a depuis longtemps fait son image de marque des fameux « go-slow », ces embouteillages démentiels, et Kinshasa suffoque sous les marées humaines qui chaque matin progressent au coude-à-coude vers ses centres et refluent vers les banlieues le soir venu. Les petits pays sont logés à la même enseigne : au Bénin, la centaine de milliers de « zemidjans », ces motos-taxis qui inondent et enfument les rues, donnent à Cotonou des allures de fourmilière. Hormis les zones désertiques, les campagnes elles non plus ne sont pas en reste : on y croise toujours quelqu’un.

Le record du Niger

Sur le papier, les statistiques parlent d’elles-mêmes. Quelques exemples : une naissance sur quatre dans le monde a aujourd’hui lieu en Afrique ; un être humain sur cinq sera africain au milieu de ce siècle ; il naît chaque année au Nigeria davantage d’enfants que dans toute l’Union européenne ; le Niger, où l’on enregistre le plus fort taux de fécondité au monde (plus de 7 enfants par femme), va voir sa population pratiquement quadrupler entre 2000 et 2050 pour atteindre… 50 millions ; d’ici à quarante ans, la population du Nigeria va dépasser celle du Pakistan, du Bangladesh, de l’Indonésie et même peut-être des Etats-Unis, explique Gilles Pison, directeur de recherches à l’Ined, alors que le Congo RDC et l’Ethiopie risquent de dépasser la Russie et le Japon. L’Afrique est désormais en matière de population le continent de tous les records et le réservoir mondial de croissance démographique du futur : son taux de fécondité est le double de la moyenne mondiale, son taux de croissance de la population au moins le double aussi et son taux de natalité, à 2,5  %, au moins le double encore, souligne l’Ined. Sans surprise, le corollaire en est sa jeunesse : 45 % de sa population a moins de quinze ans. L’Ouganda, par exemple, est considéré comme le pays le plus jeune au monde. Même les ravages du VIH en Afrique australe ne peuvent rien changer à cette dynamique.

La raison de cet envol ? Une « singularité africaine », explique Gilles Pison : sa transition démographique tardive. Ce mouvement historique, qui fait passer les sociétés d’un modèle de natalité et de mortalité fortes à un modèle de natalité et de mortalité faibles, est déjà réalisé ou en cours un peu partout dans le monde, même dans les pays en développement. En Afrique, on n’en est toujours qu’à la première phase de cette « transition », car, si l’on vit plus vieux grâce à l’hygiène et à la médecine, une inertie sociale fait que l’on fait toujours beaucoup d’enfants : 4,6 enfants par femme en moyenne. « La contraception est timide et il n’y a pas de volonté politique en matière de planning familial », remarque à Dakar Philippe Antoine, directeur de recherches à l’IRD (Institut de recherche pour le développement). « On n’a pas de personnel pour gérer ça ! Notre urgence, c’est l’eau potable… », confesse Nicéphore Soglo, ancien président du Bénin et maire de Cotonou. Même si certains pays, comme le Ghana ou le Kenya, ont amorcé une baisse de leur fécondité dès les années 1980, l’ONU estime au total que la transition démographique africaine ne sera pas une réalité avant 2035-2040. A l’échelle de l’humanité, on peut toutefois ne voir dans ce décalage qu’un rattrapage. Saignée par la traite des esclaves et les épidémies importées par les colonisateurs, l’Afrique s’est dépeuplée quatre siècles durant et elle ne fait que retrouver aujourd’hui la part relative dans la population mondiale qu’elle avait… dans les années 1500.

Une mégalopole de 1.000 kilomètres

Inquiétant, ce boom démographique ? « Cela nous a sauté à la figure : la démographie est en fait le trait unificateur du continent, depuis le conflit au Tchad jusqu’à la croissance des villes, en passant par l’émigration vers l’Europe », explique Jean-Michel Severino. « Elle va soumettre la complexité des sociétés africaines à des bouleversements sans précédent, et non seulement transformer le continent africain, mais la planète tout entière. Il y a là des risques, mais aussi beaucoup d’opportunités. »

Miroir de cette puissante densification démographique, l’urbanisation est explosive, constatent les experts. En Afrique, la croissance de la population urbaine est la plus rapide du monde et a déjà été multipliée par 11 en cinquante ans. En 2030, un Africain sur deux sera citadin et presque deux sur trois en 2050. Un mouvement qui touche tout le continent, après s’être développé en Afrique australe autour des centres industriels et miniers, mais aujourd’hui tout particulièrement les 16 Etats d’Afrique de l’Ouest. Comme l’Europe du Nord ou la côte est américaine, on pourra ainsi une nuit prochaine apercevoir depuis l’espace les scintillements d’une grande mégalopole côtière de plus de 1.000 kilomètres et de quelque 100 millions d’habitants allant de Douala jusqu’à Abidjan.

Encouragé par la décentralisation presque partout à l’oeuvre, ce continuum urbain se tisse à vive allure.« De Lagos à Abidjan, on ne roule pas une demi-heure sans voir une ville. Celles de plus de 20.000 habitants sont distantes de moins de 25 kilomètres », explique John Igué, directeur scientifique du Lares (Laboratoire d’analyse régionale et d’expertise sociale) à Cotonou. Au Bénin, on peut aisément voir en modèle réduit les choses en marche. Les villes s’y étendent et se touchent et sont parties pour ne faire qu’une seule et même agglomération, entre la frontière avec le Nigeria et celle du Togo. Engloutis par la ville, le port et une cimenterie se retrouvent ainsi aujourd’hui en plein centre de Cotonou, et les zones lagunaires humides de ses confins se peuplent inexorablement, vers la capitale Porto Novo, à l’est, et vers la frontière togolaise, à l’ouest. L’avenir est écrit : à perte de vue, des pancartes fichées jusque dans les bas-fonds gorgés d’eau saumâtre et portant le nom du propriétaire de la parcelle annoncent une future construction. Et sur tous les bords de route, on fabrique des parpaings et on vend du sable et du ciment à tour de bras. Au Nigeria, le gouverneur de Lagos (14 millions d’habitants) vient de lancer la construction d’une autoroute à deux fois cinq voies – avec un tramway au milieu ! -reliant la capitale au Bénin, sa vraie ouverture portuaire sur le monde.

Disparition des campagnes

En matière d’urbanisation, l’Afrique est bien singulière. Si on compte aujourd’hui près de 40 villes de plus de 1 million d’habitants en plein boom, « les mégalopoles africaines ne se font pas comme ailleurs par concentration, et verticalement, mais par étalement dans l’espace, vers la campagne, en une forme de « rurbanisation » à l’européenne. L’exode rural lui-même se fait du coup sur place, par une sorte d’urbanisation in situ », explique François Moriconi-Ebrard, chercheur au CNRS. Au nord-ouest de Cotonou, Abomey-Calavi, sa nouvelle banlieue, s’étend ainsi inexorablement et à perte de vue, à coup de maisons individuelles. « En 2002, rien n’existait. Cette ville a gagné 300.000 habitants en cinq ans », explique Monica Coralli, géographe à Paris-Ouest Nanterre. « La frontière devient souvent de plus en plus floue entre le rural et l’urbain. On assiste à une dilution en « semblants de villes », sans grandes cités intermédiaires. C’est préoccupant », ajoute François Moriconi-Ebrard. Ce modèle de « ville à la campagne » cher à Alphonse Allais, tricoté avec une forte croissance démographique et une tradition d’habitat de plain-pied dévoreur d’espace, risque de conduire à des situations extrêmes : « Un jour, au Burundi, il n’y aura plus qu’une seule ville ! » s’inquiète le chercheur.

Mais ce « basculement urbain » de l’Afrique peut être une chance pour le continent, estiment les experts. Car les villes sont des moteurs de développement. « Partout sur la planète, l’urbanisation s’est accompagnée de croissance économique », et l’aide au développement, qui devra être massive pour répondre à son énorme demande en services et infrastructures, « est plus efficace dans des zones densément peuplées », rappelle la FAO. « Si cette urbanisation et l’occupation des sols sont bien gérées et cohérentes, l’Afrique disposera là d’un booster gigantesque. Sinon, ce sera une source de problèmes et de conflits tout aussi gigantesques », estime Jean-Michel Severino.

Grâce à sa démographie, l’Afrique dispose désormais d’un marché intérieur en pleine expansion et, grâce à son urbanisation, d’importants réservoirs d’industrialisation et de productivité. Elle intéressait déjà le monde pour ses espaces agricoles, ses matières premières, ses pièges à carbone et ses premières réserves mondiales d’énergie hydroélectrique, mais c’est son « bonus démographique », cet immense bataillon de jeunes actifs urbains, qui commence à séduire les pays émergents. Chine, Brésil ou Inde, qui, d’ici à une quinzaine d’années, verront baisser leur compétitivité, pourraient y délocaliser leurs industries de main-d’oeuvre. Les villes, où la demande d’éducation est plus forte et l’élévation du niveau de vie bien palpable, réduiront alors à coup sûr la fécondité africaine : « Le développement économique et social est le meilleur des contraceptifs », aime dire la Banque mondiale… Et la boucle de la transition démographique sera bouclée.

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1) Pyramide des âges de l’Afrique 1950-2050 : http://www.ined.fr

2) Editions Odile Jacob.

Neo

I'm just a African Entrepreneur, Economist & Businessman. My personal mission statement: build an empire, aspire to inspire, leave a legacy, and change the world.

11 pensées sur “Afrique : la bombe démographique

  • 28 mai 2010 à 9 h 54 min
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    Donc si les chinois investissent l’Afrique ce n’est pas uniquement pour les ressources naturelles mais également pour participer au développement économique de la région ?

    En tout cas cet accroissement de population risque d’être une chance pour certains mais ça risque aussi de pas améliorer la situation concernant la pauvreté..

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  • 26 novembre 2010 à 13 h 01 min
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    Ce texte ne dit pas un mot d’une des conséquences les plus dévastatrice de cette explosion démographique : La suppression des espaces naturels où vivent (vivaient ?) les autres espèces animales.
    Cette explosion est la plus grande catastrophe que l’humanité puisse connaître.
    L’idée que le développement économique mette un frein à tout cela est loin d’être aussi facilement généralisable nous ne savons rien des taux de natalité futurs. En 2050 l’Afrique aura 2 milliards d’habitants certes, mais il n’est pas exclu qu’elle en ait 3 ou plus en 2100. A moins bien entendu que cette croissance entraîne des famines et des fléaux qui viendrait la contrecarrer.
    Il serait plus humain de tout faire pour réduire aujourd’hui la natalité afin de préserver l’avenir. Il faut favoriser absolument la contraception (une pétition a été lancée pour demander des mesures en faveur d’une contraception gratuite dans le monde)

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  • 27 novembre 2010 à 11 h 24 min
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    @ Didier,

    Tu semble bien préoccupé par la survie des espèces animales ou bien de notre planète; mais tu te trompe de problème. L’Afrique est bien loin de rattraper l’Europe (démographiquement parlant), et contrairement à toi, je suis d’avis que la planète possède suffisamment de ressources pour nourrir la double de la population mondiale actuelle. Il suffit de voir combien de tonnes d’aliments sont détruits chaque jour dans les pays riches.

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  • 27 novembre 2010 à 16 h 01 min
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    Bonjour,

    La question des aliments perdus n’est pas si simple. Le monde occidental est dans un systeme de production et de distribution industrielle des aliments. Il y a à la fois énorme production et énorme gâchis, si nous rejetons ce sytème (ce que je crois néanmoins nécessaire) il y aura moins de gachis certes, mais il y aura moins de production, nous n’aurons pas l’un sans l’autre. Quand on manipule d’énormes quantités, on ne peut pas se préoccuper de chaque yaourt gaspillés ou de chaque kilo de céréales.

    Ensuite la question ne se résume pas à l’alimentation, oui je me préoccupe des espèces vivantes autres que l’homme et je n’en n’ai pas honte, c’est essentiel. Si nous voulons produire plus nous devrons défricher les rares espaces vierges. Il ne le faut pas.l’Europe a éliminé tous ces grands animaux, l’Afrique veut elle faire la même erreur ?

    L’Afrique est encore au dessous de l’Europe en terme de densité c’est vrai, mais l’europe (que j’estime également surpeuplée) est en train de se stabiliser, l’Afrique en est loin. Une progression exponentielle mène à la catastrophe. Dois-je vous rappeler la parabole dite de l’équation du nénuphar) ? Ensuite et surtout l’Afrique n’a pas, géographiquement parlant, les mêmes capacités à nourir sa population que l’Europe, Le désert du Sahara qui occupe une grande partie de l’Afrique est quasiment inhabitable et infertile, la Namibie possède aussi de gigantesques espaces où l’on ne cultivera rien. Il faut tenir compte de ces données.

    J’ajoute enfin toujours sur l’alimentation que la forte productivité européenne est en très grande partie liée à la forte consomation d’énergie, pour les engrais, pour la mécanisation agricole et pour la distribution des produits, or le monde de demain va manquer d’énergie fossile. Pour cela aussi le modèle européen n’est pas exportable ni prolongeable dans le futur.

    Sincèrement

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  • 27 novembre 2010 à 23 h 30 min
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    @ Didier,

    Je comprend parfaitement ta vision et les idées que tu défends. Malheureusement, après avoir épuisé les ressources fossiles de la planète, l’occident n’a aucun droit moral d’empêcher les autres peuples d’accéder au « confort matériel » dans lequel ils vivent depuis des décennies.

    Comme tu dis, l’occident a atteint son niveau critique et arrive à saturation, tandis que les pays émergents ne font encore qu’émerger… L’avantage c’est qu’observant votre modèle, on peut en tirer des leçons et éviter de refaire les mêmes erreurs. Mais il est inconcevable de maintenir le statut-quo, de renoncer à la croissance simplement sous le prétexte qu’il n’y en aura pas assez pour tout le monde. Le progrès dans les pays émergents se fera (et c’est déjà le cas) de toute manière , et simplement au détriment de l’Occident. En d’autres termes, l’Occident sera contrainte d’une manière ou d’une autre à réduire sa consommation d’énergie (en partageant) ou bien à trouver d’autres sources d’énergies.

    Contrairement à toi, je suis plutot optimiste pour l’avenir de notre planète. j’ai foi en la capacité de l’esprit humain à inventer de nouvelles alternatives, à s’adapter aux changements. A l’heure actuelle, la production mondiale de nourriture suffit largement à nourrir la planète…pour peut que la gestion des ressources soit optimisée. je ne vois pas pourquoi ce ne sera pas le cas dans l’avenir. On s’adaptera le moment venu… Le désert du Sahara est désert et infertile depuis 1000 avant J.C. Rien ne dit qu’il en restera ainsi.

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  • 28 novembre 2010 à 17 h 37 min
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    Bonjour

    Je dois préciser que mes positions ne visent en aucun cas à vouloir limiter le développement économique de l’Afrique et le droit des Africains à un confort matériel de vie comparable à celui des autres continents. Je ne parlais que du nombre d’habitants dont la hausse m’inquiète et me semble lourde de menace.

    Bien entendu également, je ne m’appuie pas sur un droit moral de l’Occident à donner une leçon. Je parle bien de conditions physiques, mais je crois que chacun, même occidental, à le droit de donner son avis sur une autre partie du monde.

    Je ne crois pas que l’Afrique puisse atteindre des niveaux de productivité agricole comparable à l’Occident sans utiliser des ressources également comparables. Il n’y aura pas de miracle technologique. La richesse occidentale ne se base pas que sur des techniques mais bien sur des ressources (plus exactement les technques sont dépendantes des ressources )qui ne seront plus longtemps disponibles dans le Monde compte tenu de leur rythme d’extraction. J’admets que sur ce point l’Occident a une responsabilité paticulière.

    D’accord avec vous d’ailleurs pour dire que d’une façon ou d’une autre l’Occident devra partager cela ne doit pas conduire l’Afrique à laisser augmenter inconsidérément ses effectifs, car elle en sera la première victime.

    Quant au Sahara, j’ignore quel est son avenir à très long terme. Il est vrai qu’il y a 3000 ans et plus encore, il y a 6 ou 10 000 ans il était plus verdoyant. Mais pour les 50 ou 100 ans qui viennent et qui seront difficiles, il restera un désert. Ceci d’autant plus que les grandes nappes d’eau souterraines que l’on y trouve en profondeur sont en train d’être vidées.

    Sincèrement.

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  • 28 novembre 2010 à 18 h 04 min
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    Première remarque, ce que décrit l’article « au sud du Sahara, les Africains étaient 180 millions en 1950, ils sont 860 millions actuellement et seront de 1,8 à 2 milliards dans quarante ans » ressemble plus à une folie pandémique qu’autre chose. Mais comme il s’agit de la naissance d’êtres humains totalement sacralisés, on fait semblant de ne pas s’en émouvoir…
    Maintenant en ce qui concerne ce que dit @Neo(author):
    – Ce qui est « gaspillé chaque jour dans les pays riches », même si cela peut être réduit, ne suffirait même pas à nourrir les affamés d’aujourd’hui, quand bien même on pourrait le déplacer de façon pérenne (l’énergie devant venir à manquer): quant à ceux de 2050…
    – « l’occident n’a aucun droit moral d’empêcher les autres peuples d’accéder au confort matériel dans lequel il vit depuis des décennies.» : il n’est évidemment pas question d’empêcher qui que ce soit d’accéder au confort et c’est justement pour permettre cet accès au plus grand nombre que les populations doivent s’autolimiter; sinon, les ressources étant en voie d’épuisement, elles ne pourront y arriver.
    – « J’ai foi en la capacité de l’esprit humain à inventer de nouvelles alternatives, à s’adapter aux changements ». L’esprit humain (globalisé) a pour le moins failli ces derniers siècles : changement climatique, 6ème extinction des espèces…
    Il est donc dommage de voir une personne motivée, et semble-t-il tout à fait capable, se fourvoyer dans l’idéologie de la croissance, qu’elle soit économique ou démographique. Et l’on ne peut qu’être attristé de voir cette énergie développée dans un sens aussi hasardeux et « contre productif »…
    Cordialement

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  • 28 novembre 2010 à 18 h 35 min
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    @ Didier et Manso,

    Je ne défend pas une urbanisation et une croissance sauvage. Mais je défens tout de même la croissance. Comme dit dans l’article, la croissance démographique peut être source d’opportunités ou bien source de graves problèmes. Moi, je préfère simplement me concentrer sur les opportunités. Je suis de nature optimiste. Et de ce fait, je juge que l’humanité a globalement progressé ces derniers siècles (même s’il y a eu quelques échecs : extinction des espèces, pollution, etc…). Et principal échec des humains a été l’incapacité de faire profiter à tous des progrès réalisés. Aujourd’hui, l’Asie et l’Afrique veulent en profiter et le problème des ressources se pose. Sauf que ce problème ne se pose qu’en occident !

    Pour celui qui commence à peine à accéder à l’eau potable, la perception de « rareté » n’est pas la même que pour celui qui a toujours rempli sa piscine sans se poser de question.

    Alors, oui, je crois que l’Afrique peut atteindre le niveau de productivité de l’occident en consommant moins de ressources, et oui, mon optimisme m’incite à croire que nous sommes suffisamment intelligent pour trouver des solutions à nos problèmes futurs comme nous l’avons toujours fait.

    Répondre
  • 29 novembre 2010 à 8 h 35 min
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    @Neo, vous écrivez entre autre : « même s’il y a eu quelques échecs : extinction des espèces, pollution », or concernant justement les menaces qui pèsent sur la faune sauvage, savez-vous par exemple qu’en Tanzanie, il existe un projet routier qui provoquerait la partition du célèbre parc du Serengetti (voir ici : http://www.savetheserengeti.org/home/#axzz16eYfnSjQ )?
    Ce projet, véritable barrière hermétique, mais certainement justifié sur le plan économique pour désenclaver une région, signifiera la perte d’un grand nombre d’espèces qui ne pourront plus migrer comme elles le font depuis toujours. Il s’agit là d’un exemple emblématique qui oppose la légitime volonté d’un pays de se développer et d’offrir à ses habitants une vie meilleure et la sauvegarde de la biodiversité. Mais clairement cette sauvegarde devient impossible dès lors que ce pays, qui comptait 7,6 millions d’habitants en 1950, en compte dores et déjà 45 millions et devrait en compter 109 millions en 2050. Comment peut-on se préoccuper correctement de la faune sauvage si une population doit être multipliée par plus de 14 en un siècle ? Que resterait-il d’une France qui serait passé de 42 millions en 1950 à 590 millions en 2050 ?
    Bien à vous

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  • 29 novembre 2010 à 9 h 44 min
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    Bonjour Néo,

    Sur quoi porte en réalité notre désaccord ?
    Vient-il d’un caractère plutôt optimiste ou plutôt pessimiste ? Cela est bien difficile à quantifier. je pense plutôt qu’il porte sur quelque chose de fondamental.

    Vous estimez que les dégâts de la progression démographique et économique sont le résultat de maladresses qui peuvent être corrigées. Les Africains accédant à un développement économique et à des densités élevée plus tard que les européens seraient grace à cette expérience des autres, suceptibles d’éviter ces à coté du progrès par un comportement plus sage et bénéficiant de l’expérience des autres peuples.
    Je crois le contraire, non pas que les africains ne soient pas capablse de voir et de comprendre les erreurs des autres mais parce que fondamentalement les « dégâts du progrès » lui sont inhérents.
    On ne peut etre nombreux et riches sans détruire la planète. Pardon d’être très intransigeant sur ce point, mais je crois que le développement durable est une fable, un oxymore dont les deux termes sont fondamentalement incompatibles. Ce n’est pas une question de réglage, c’est une question de nature intrinsèque des choses.

    Je crois par contre que les peuples peuvent être assez riches et les états faire bénéficier leur population de conditions de vie agréables et décentes à la condition incontourable d’accepter des densité démographiques faibles.
    Cela permettra, d’une part, de laisser de la place aux autres espcèces et d’autre part, de nous faire vivre sur des consommations de ressources renouvelables. Le renouvelable c’est très bien, mais cela n’a aucune réalité dans des zones surpeuplées qui font forcément appels aux stocks de la planète et non à ses surplus réguliers.

    Bien sincèrement.

    Répondre
  • 29 mai 2013 à 14 h 33 min
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    un bien fait du colonialisme dont nos chère amis européen aime nous compter .

    avant la destruction de l’afrique, sous les coup répété et d’une violence inhumaine ,esclavagiste et colonialiste européen.

    les africains vivaient en bonne intelligence avec eux mêmes et avec leur environnement
    les sages gouverner et les idiots rester les idiots du village.
    la bonne gouvernance et la spiritualité très vive des africains les faisaient des peuples instruit dans différents domaine et comme le sujet s’y prêtant dans le domaine de l’écologie. respectueux de la nature de leur environnement.

    la démographie africaine se maitrisé.

    jusqu’à l’intrusion européenne en afrique déstabilisant de manière abominable, l’existence des peuples africain.

    on peu considérer, à ce genre d’article le poids de la violence esclavagiste et colonialiste qu’on du supporter nos ancêtres africains du passé du présent et à venir.

    quand on voit dans certaine région d’afrique la famine
    le débordement de la société humaine sur les espaces naturel et les espaces d’autre être vivant.
    cet anarchie ce chaos cette désorganisation est la summum des méfaits provoquer par le colonialiste la présence livide européenne !!

    on ne peut nier honnêtement que ce qui a affliger des millions d’Homme d’afrique durant 10 siècles n’a eu aucun incidence sur leur descendant.

    les africains d’aujourd’hui vivent les conséquences désastreuse de ce que l’europe nomme si chaleureusement les bienfait de ses actes.

    cette vermine livide qui s’illusionne depuis 60 ans se racheter une réputation de philantrope après s’être acharné durant 3 mille ans à saccager le monde.

    _d’abord en afrique du nord, les terres à sa portée

    _aux amériques ensuite grâce au mercenaire, espion et éclaireur comme christoph colomb qui dans les fabulations absurde que se fait blanche neige veuille faire croire qu’ils étaient de beaux aventurier.

    _en afrique noir à la même période quand ces mercenaires chercher à atteindre la chine (alors connu depuis l’antiquité comme la nation la plus grande au monde, possédant de nombreuse connaissance dans tous domaine et des merveilles qui enchantaient les rêves cupide, vénal et l’avarice du livide. ) en contournant le continent africain et découvrant les peuples noirs puis en découvrant aussi la mouche tsé tsé dite mouche du sommeil provoquant un coma mortel.
    ces mercenaires européen ne désirant ni être frappé de cette maladie ni mourir mais nécessitant des esclaves esclaves qui n’était pas à leur porté du fait de la présence de moustique nuisible, corrompirent alors les peuples des littoraux d’afrique noir , par la drogue l’alcool le rhum.
    l’alcool n’étant pas un trait culturel du continent africain étant plus un attrait des sous culture mésopotamienne et européenne fit des ravages parmis ces royaumes d’afrique des littoraux qui comme ne savait fabriquer la drogue dont l’européen les avaient rendu dépendant et se proposer à leur fournir en échange d’esclave que les africains des littoraux devait aller chercher dans les peuples voisins se trouvant plus profondément dans les terres africaines.

    voici comment à partir d’une corruption
    une race diabolique pervertit une race divine pour en faire son instrument
    l’instrument des souffrances et des massacres de millions d’africain sacrifier sur l’autel de la feignantise et de l’avidité ignoble européenne qui a pu bâtir son empire mondial sur des fondations faite du sang et de la sueur de centaine de millions d’africain réduit en esclave partout dans le monde au USA en australie dans les îles océnaiques en europe.

    _en asie mais heureusement les peuples asiatiques ont pu, par leur éloignement à l’europe et la protection dont ils ont bénéficier; ces nombreux atout géographique d’abord; la bonne distance à l’autre bout du monde.
    la géographie difficile; les nombreuse montagne faisant barrière naturel
    et puis évidemment la présence de peuple moins instruit et nomade comme les hordes chevaleresque des huns et des mongols qui dans leur voyage d’asie central à l’europe de l’est terrorisait même le plus farouche des soldatesque d’europe.

    par ces nombreuse atout l’asie fut préserver de la destruction que se planifier déjà l’européen.
    ainsi les chinois les coréens avant qu’il ne soit diviser par l’européen ces 60 dernières année , le japon était de grand pays organiser et qui sont les premier à s’être doter d’une constitution.
    en chine les gouvernants régner avec l’autorité du mandat du ciel
    ils devaient respecter le mandat du ciel accomplir ce qu’il préconise en faveur du peuple pour qu’ils puisse continuer à régner.
    quand de mauvais chef apparaissaient et donc échouer envers le peuple
    celui ci manifester dans les rues des villes sont mécontentement et souvent se révolter et le mauvais chef était éliminer d’une manière ou d’une autre par l’organisation bureaucratie des mandarins.

    à la même époque les manifestations et les révoltes populaire ça n’existait pas en europe les populaces était pervertit sexuellement
    demeuré par les jeu sanglant dans les arênes
    et croyait que le livide cafard en toge pourpre était leur dieu.

    l’européen à tellement piller la chine ces 2 dernier siècle qu’il a même repris un acte sociétal chinois. ce qu’il aime bien encenser de nos jours pour se prouver à soit et au autre qu’il est démocratiques; les manifestations populaire.

    bref il y a tellement de chose à raconter sur l’inhumanité des inhumains,- livide institutionnalisés à la tête du monde devenu esclave politique économique militaire car vassalisé-,

    il est alors nécessaire de comprendre les conséquences des actes passés
    elles sont les racines des troubles présent. et qui sait les voir possède les clé de sa liberté.

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