A propos de la modernisation et la popularisation des danses africaines

Posté par le 28 mars 2013. inséré dans A la Une, Musique.

afro-dance

Avant l’été on veut tous maigrir, pour être beau. Car pendant l’hiver, cachés sous de nombreux vêtements, on se soucie moins de sa ligne et bonjour les raclettes, fondues et autres plats en sauces pas toujours amis de notre ligne. Comment garder la forme ? On peut faire du sport, allez au club de gym, courir tous les jours, mais quand vous habitez dans une ville où il pleut tous les jours depuis plus d’un mois comment faire ? Une des solutions est de danser, oui je sais la Zumba fait des adeptes dans le monde entier c’est le truc à la mode, en plus c’est facile. Mais si vous n’aimez pas la Zumba, vous pouvez toujours allez sur Youtube et écoutez de la musique africaine à coup sur vous allez danser…et perdre quelque calories.

Un foisonnement de créativité et de talents

Danser c’est avant tout prendre du plaisir, il ne s’agit pas de passer un casting pour les clips de Koffi Olomidé ou Fally Ipupa, juste de prendre du plaisir et de transpirer. Si vous voulez transpirer la musique africaine offre cette possibilités, surtout si on considère les différentes danses qui ont émergées sur le continent ces dernières années. Je dirai même que chaque année a sa danse. On a toujours le tube de l’année et la danse de l’année.

En matière de danse africaine il y a toujours les incontournables: le ndombolo, le makossa, le zouglou, et beaucoup de danses locales. Mais de toutes ces danses le ndombolo reste la danse incontournable du continent car elle a réussi à s’imposer sur le tout le continent, beaucoup de danses crées par la suite y trouvent leurs inspirations. Ces dix dernières années on a vu arriver le coupé décalé qui est à la fois une façon de danser qui s’accompagne aussi d’un style vestimentaire. On a vu aussi le bobaraba. L’Afrique lusophone a produit le kuduro, qui est extrêmement populaire dans tout le sud de l’Afrique de l’Angola à l’Afrique du sud. Il y a aussi le pantsula dont la musique est le kwaito mais de plus en plus la house d’Afrique australe (qui est souvent un mélange de house-music et de rythmes traditionnels), sans oublier les derniers venus comme le Pinguiss (concept musical africain riche en instruments et né du métissage entre le Cameroun et l’Inde) ou encore l’Azonto venue du Ghana. Cette liste ne peut être exhaustive car l’Afrique foisonne de talents et de créativité, chaque pays d’Afrique a sa propre culture urbaine qui s’exprime de manière artistique à travers la danse.

Une urbanisation portée par les nouvelles technologies

Si vous parcourez souvent Youtube ou d’autres sites internet, alors il est possible que vous ayez vu des vidéos de groupes de danse souvent composés de jeunes afro-français qui mélangent les danses africaines traditionnelles et les danses en vogue ( hip-hop, danse) et qui mélange aussi différents types de musiques (afro, house, rap, hip-hop…). Certains de ces groupes sont beaucoup regardés sur le net, et connaissent même un certain succès, et on ne compte plus le nombre d’associations de jeunes qui dansent une ou plusieurs fois par semaine.

Il y a des groupes de filles, de garçons mais aussi des groupes mixtes. En général le groupe propose une chorégraphie avec ou pas des figures de style, puis les membres du groupe se présentent soit de manière collective (les filles ou les garçons), ou alors de manière individuelle avec des noms de scène.

Ces vidéos bien qu’amateurs révèlent un grand professionnalisme de ces groupes. D’abord les pas sont précis; ce qui montre un sérieux de la part des personnes qui sont dessus. Ensuite on peut  noter un code vestimentaire. Les vêtements cataloguent souvent les personnes, mais pour moi il s’agit d’un vrai « style » qui ne peut être simplement associé à un lieu, ou un quartier. Et pour finir la grande majorité des danseurs sont jeunes, voire très jeunes, si bien que la plupart d’entre eux ne se rendent même pas compte de l’impact qu’ils peuvent avoir sur leur culture.

On est est aujourd’hui à un point où l’on a une culture africaine traditionnelle qui s’articule autour des danses traditionnelles comme le Mapouka (Cote d’ivoire), le Bend Skin(Cameroun), le Ndombolo (Congo), ou la danse traditionnelle zouloue (Afrique du Sud), cette culture s’oppose aujourd’hui à une vraie culture urbaine qui pourtant s’inspire elle même des traditions. Il est vrai qu’au fil du temps les danses  africaines se sont toujours enrichies de plusieurs influences: la musique, la rencontre avec d’autres cultures, d’autres peuples et aujourd’hui les nouvelles technologies.

Aujourd’hui les danses africaines urbaines encore plus qu’avant, sont influencées d’abord par la culture américaine, la musique de club, et aussi une compétition acharnée pour la célébrité qui passe aussi par la création de « la nouvelle danse ». Toutefois ce qu’on peut regretter c’est l’aspect éphémère de ces mouvements, tellement les jeunes qui les portent sont pressés de s’inscrire dans la célébrité que beaucoup issus de cette culture populaire disparaissent aussi vite qu’ils sont créés. Du coup souhaitons bonne chance à tous ces jeunes artistes et talents…..

étudiante en médiation culturelle je souhaite partager avec tout le monde ma passion pour la culture et mon amour du continent africain.
AUTEUR: Hahn SIKI
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