Pourquoi il faudrait boycotter le film « Case Départ »

Posté par le 11 juillet 2011. inséré dans Cinema, News.

La Sortie du Film « Case Départ » le 6 juillet met en avant plusieurs axe de réflexions :

Le TITRE

Le titre en effet pose la question du retour de la case départ. En effet lors de ce film, suite à une de malédiction les deux personnages se retrouvent à l’époque de l’esclavage. le titre donc suppose que le » départ » de l’homme noir serait la période esclavagiste.

L’homme noir n’a pas donc d’histoire. Le titre lui même donne le ton. Il agit donc dans l’inconscient collectif du Noir et du Blanc.

La case a aussi la double sens une case de jeu ou la case la maison ( case en mwen) la maison du départ.

L’HUMOUR

Le ton de l’humour est employé ici pour soi disant ne juger personne et mettre en avant l’histoire d’un génocide d’un peuple qui en conserve encore les stigmates. Les deux protagonistes passent chez Ruquier et nous parlent du Noir qui porte sa couleur en victime, ils nous parlent de Victor Schoelcher qui serait le seul à l’origine de l’abolition de l’esclavage. Ils osent aussi parler d’un personnage blanc qui serait tellement humain car victime de son époque.

Mon interrogation est la suivante :

– Avons nous vu un filml humoristique allemand sur la Shoah ?

– Avons nous vu un film humoristique turc sur le génocide arménien ?

– Avons nous vu un film humoristique chinois sur les souffrance thibétaine ?

– Avons nous vu un film humoristique américains sur le génocide des Amérindiens ?

SUBVENTION DE FILM

Un humoriste fortement critiqué en France pour ces positions avait demandé des subventions pour faire un film sur le Code Noir.

Un texte qui défini l’homme noir comme un bien meuble écrit en 1683 par Colbert sous Louis XIV. Ce film n’a pas été subventionné.

Le sujet ne devait peut être pas assez humoristique. Il est vrai que c’est aux Noirs de se prendre en charge concernant ce type de projet; mais pourquoi ce film est mis en avant de la sorte.

RAPPORT AFRICAINS/ANTILLAIS

Les rapports entre Antillais et Africains sont déjà tendus. Les ressortissants d’outre mer reprochent aux Africains de les avoirs vendu à mon avis par méconnaissance et négationnisme historiques. Nous voyons deux acteurs d’origine africaine (Cameroun) rire et donc participer à cette orgie humoristique. Quelle est la lecture de ce fait au niveau des ultramarins. « Voilà encore des Africains qui vendent notre histoire ». Je pense sans m’avancer que c’est l’effet recherché.

EFFET SUR LES BLANCS/ EFFET SUR LES NOIRS

L’éthique de ce film est à revoir, en effet les Blancs iront voir se film en se disant :  » Bah finalement ce n’est pas si grave, on peut rire de l’esclavage, les nègres eux même rient de leur histoire »

Les Noirs se diront :  » Cool on peut rire avec tout le monde de notre histoire cela prouve que l’on peut y faire face puis il faut oublier tout ça ».

L’effet recherché est une lobotomisation de l’esprit voire encore mieux la PROGRAMMATION NEURO LINGUISTIQUE dont la but est d’atteindre votre inconscient à l’insu de votre plein gré.

LA JOURNEE DU 10 MAI

Une loi adoptée en 2001 via Mme TAUBIRA qui reconnait les razzia négrière en tant que crime contre l’humanité. CRIME CONTRE L’HUMANITE. Ces mots apparemment ne résonnent pas ou ne sont pas compris par les protagonistes de ce film.

Un crime contre l’humanité est une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux.

J’ai franchement des doutes quant à la capacité de compréhension et d’analyse des ces deux personnes

Enfin il ne faudrait pas non plus oublier « la projection cinématographique » de You Tube le 10 mai 2011 au jardin du Luxembourg où des membres d’un collectif pacifique a été expulsé manu militari par des policiers à cause d’un tee shirt.

la plupart de ces personnes étaient noires…… OOOPS ce n’était pas un film c’était la pure REALITE.

EFFET SUR LES NOIRS CONSCIENTS ET MILITANT

Ce film comme d’autre événement de ce type a pour but de détourner notre esprit des vrais problèmes qui actuellement

nous préoccupent; les bombardements de nos pays d’origine, les échéances politiques qui arrivent et qui nous demandent de devenir une communauté consciente de ses possibilité et d’autres événements que nous devons garder en tête. Le but est de nous garder dans un état d’énervement permanent afin d’éviter que nous ne réfléchissions aux stratégies à mettre en place pour régler nos problèmes.

LA REPONSE

La réponse il me semble doit être mesurée et intelligente « BOYCOTT INTELLIGIBLE ET INTELLIGENT ». Expliquons notre position afin qu’il déserve le film et non le contraire. La nécessité de garder notre argent pour des films qui nous paraissent respecter une certaine éthique. Enfin gardons à l’esprit que notre énergie est une denrée à utiliser avec parcimonie.

EDIT: article modifié le 13 juillet

Par: Chimène Legros

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34 Commentaires pour “Pourquoi il faudrait boycotter le film « Case Départ »”

  1. […] critique cinglante postée sur Allociné par un internaute et la lecture de certains appels au boycott ici et là, me valent trois remarques […]

    • Jordan (1 Commentaires)

      Putain tu prends la tete pour un film humoristique il faut te decoincer un peu et arreter de critiquer et surtout de nous faire chier avec la merde que tu as pondus ce film est hilarant et super .

  2. Irène (32 Commentaires)

    J’aimerais quand même qu’on m’explique depuis quand rire de quelque chose le rend subitement et définitivement moins grave. Desproges a fait rire sur son cancer en phase terminale, ce n’est pas pour autant que tout le monde a désormais envie d’avoir un cancer pour rigoler. Le film ‘le Dictateur’ tourne Hitler en dérision, ce n’est pas pour autant que tout le monde trouve Hitler super sympa aujourd’hui. Les demotivationnal posters « Hold on F11 » sur Haïti n’ont pas fait penser « Ah finalement les tremblements de terre et le choléra c’est trop LOL »

    J’aimerais aussi savoir quel noir a dit « il faut oublier tout ça ». Je suis contre le boycott mais ce n’est pas pour autant que j’en oublie mon histoire et c’est le cas de beaucoup d’autres. D’ailleurs la morale du film c’est aussi ça : les deux héros ont eu besoin de connaître leur histoire pour ensuite aller de l’avant. C’est le principe même de l’Histoire telle qu’elle est enseignée à l’école.

    Mais surtout je suis interpellée par cette totale paranoïa : le but de leur film c’est surtout de faire du fric. Croire que c’est en fait une machination destinée à dissiper les noirs militants et à manipuler notre inconscient, franchement vous vous rendez compte du ridicule de vos affirmations ? Vous avez des preuves ? Bientôt on va apprendre qu’il y a des messages subliminaux insérés par des Illuminatis dans ce film !

    Le film est critiquable par bien des aspects mais vous êtes le parfait exemple de l’activiste noir qui en fait toujours trop au point de se décredibiliser toute seule. Dommage.

    • Chimène Legros (2 Commentaires)

      Bonjour,

      Je suis d’accord avec vous d’autres films humoristiques ou plutôt « dramtico-humoristiques » ont été tourné.

      Le Dictateur de Charlie Chaplin
      Dans ce film muet, qui semble être un pamphlet cinématographique, l’acteur met en avant l’aspect ridicule d’Hitler dans sa volonté de dominer le monde et la race humaine. Il y a un véritable message les images parlent d’elles mêmes.

      La Vie est belle de Benini
      Là l’acteur est un père qui essaie de cacher l’horreur des camps de concentration par l’humour, la dérision. L’émotion est palpable car la finalité est une mort atroce.
      Il provoque un sentiment d’empathie envers ces événement.

      Excusez moi dans ces deux films il y a un dénominateur commun qui est l’ETHIQUE
      et donc le respect des personnes. l’émotion, l’empathie, un message qui nous dit PLUS JAMAIS ça.

      Dans le cas du film Case Départ les réactions sont sensiblement les mêmes.
      La plupart des personnes parlent des différentes boutades et blagues. Ils ont ri
      mais qu’ont ils retenu ??
      Je vous invite à aller voir les pages facebook des acteurs pour voir ce que les jeunes générations de Français….

      « L’humour ne concerne pas la race noire ???? »
      Je suis désolé ceux qui rient avec vous ont obtenus de leur souffrance un procés de Nuremberg, avec une reconnaissance, un état, des répararations, Un respect.

      Je vous précise qu’il existe des auteurs négationnistes comme Mr Pétré Grenouilleau je le cite :
      « L’aspect moral mis à part, peu de choses distinguaient le trafic négrier des autres grands commerces maritimes ».

      Cet historien a été consulté pour case Départ…..

      Nous avons nos propres livres d’histoire ( Bwemba Mbong, Omotunde) connus par combien de Noirs?
      Combien de monuments aux morts chez nous ou même ici……
      Vous êtes bien la seule à qui on n’a pas dit d’oublier le passé.
      Alors avant d’en rire réparons d’abord.

      Je ne suis pas une activiste juste une femme noire qui cherche le respect pour ses ancêtre et se descendant.

      • Irène (32 Commentaires)

        Même si je trouve ce que vous dites très censé (c’est vraiment vous qui avez écrit l’article ?), je rappelle quand même qu’on fête aussi en France l’abolition de l’esclavage et que pour des raisons évidentes on ne pourra jamais faire payer aux esclavagistes leurs crimes. A partir de là, qu’est ce qu’on pourrait concrètement faire de plus ? Je vous le demande. Pourra t-on un jour « réparer » ? Est-ce que mille tombeaux, cent commémorations suffiront à conpenser toute cette souffrance et ces morts ? Je pense que non. Rien ne sera jamais reparé. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut rien faire du tout, il y a un minimum !

        Tant qu’en France on continuera de parler de façon honnête de la traite des noirs je ne m’éleverai pas contre. Qu’on en parle dans une comédie, dans un opéra, dans un podcast sur Youtube, dans des blagues Carambar, dans le SAV d’Omar et Fred, dans un meeting de Le Pen… tant que ce ne sera pas détourné par des négationnistes, tant qu’on n’essaiera pas de faire croire n’importe quoi, alors c’est une bonne chose. Peu importe la forme si le fond est juste.

        Pour le « plus jamais ça » il est présent dans Case Départ, de façon sérieuse (les héros prennent un nouveau départ et apprennent le respect de leurs aînés) comme de manière humouristique (ils paniquent rien qu’à l’idée de retourner sur l’île). Certes le problème de la fin ouverte fait que l’esclavage n’est finalement pas remis en question, mais le réalisateur n’avait sans doute pas envie de tomber dans le pathos (et ne vous méprenez pas, tout le monde sait que l’esclavage c’est mal)

        • Québec'O'Noire (3 Commentaires)

          Tout le monde sait que L’esclavage c’est mal ? Allez dire ça à ses arabos-mauritaniens qui retiennent de nombreux noirs en esclavage ! Allez dire ça à ses familles chinoises qui doivent donner leur enfants qui travaillent comme des esclaves dans des mines pour payer leurs taxes au gouvernement ? Non madame, tout le monde ne pense pas que l’esclavage c’est mal. Nous sommes en 2011 mais, le monde n’est pas encore un havre de paix.

      • Generations Bois Caiman (1 Commentaires)

        Salut chimene comment tu vas ? C’est CLoody M. J’etais a paris je t’ai cherche partout sans news, j’ai perdu ton tel, voici mon tel aux usa peux tu me contacter merci en ce moment je travaille sur un grand projet en Afrique j’aimerais t’en parler merci et joyeuse independance tel: 0015168081696

      • ONO (1 Commentaires)

        Désolé, mais le film le dictateur n’est pas exactement muet, à voir et revoir;
        Le discours du barbier pris pour le dictateur:
        https://www.youtube.com/watch?v=0xCM_pJw-lE

  3. ChaCha (24 Commentaires)

    Chimene je suis tout à fait d’accord !

  4. Chimène Legros (2 Commentaires)

    Lu pour vous cette reation fort sensee a propos du film insultant des 2 bounty…

    par Rafik Chekkat, membre du PIR http://www.indigenes-republique.fr/article.php3 ?id_article=1375

    Pourquoi aller voir un tel film ? Déjà, parce qu’il est réalisé par un Noir, que les deux comédiens principaux sont Noirs et, surtout, pour écrire cet article. Car après avoir vu la bande-annonce, difficile de trouver des raisons de s’infliger ça. Je me dis d’ailleurs que c’est bien parce que je suis Arabe que je peux me permettre d’y aller. Car comment expliquer que j’aille voir dès sa sortie un tel navet alors que me suis bien gardé de voir la plupart des films de la bougnoulerie intégrationniste comme Indigènes, L’italien, Il reste du jambon ou encore Aïcha (il faut dire que je suis allé voir Le nom des gens, qui surpasse de très loin les films qui viennent d’être cités). Mon pote Antillais qui m’accompagnait et à qui j’avais caché jusqu’au dernier moment le nom du film, n’a tenu que 15 minutes. Et encore, c’était pour me faire plaisir vu que c’est moi qui avais payé la place… Comme je sais qu’en matière de clichés, j’aurais de quoi faire, je m’installe et en bon élève, je sors papier-stylo pour prendre consciencieusement mes notes, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention de mon voisin de droite, qui m’avoue être journaliste à Respect Mag, mais de ça, il en sera question ultérieurement. « Si vous avez un problème avec la qualité, essayez la quantité » disait Staline. Le réalisateur de Case départ, Fabrice Eboué, l’a bien compris. Le scénario Même si la bande-annonce dit presque tout, le diable réside néanmoins dans tous les petits détails qui parsèment le film. L’histoire est très simple, c’est celle de deux frères, Joël (Thomas Ngijol) et Régis (Fabrice Eboué). Le premier est une caricature grossière de gars de cité : il sort de trois mois de prison pour avoir arraché un sac à une vieille. En plus d’être un lâche et un mauvais père, il est prétentieux, sexiste, homophobe et fainéant. Sa devise pourrait être Nique sa mère la réinsertion et il parle à tort et à travers du racisme car pour lui, tout est « de la faute des Blancs ». C’est ce qu’il répètera bêtement tout au long du film, un peu comme Bahia Benmahmoud (Sarah Forestier) répétait tout aussi bêtement dans Le nom des gens que « la gauche, c’est bien », c’est-à-dire jamais donner un début d’explication ni formuler un discours un peu construit sur la question. Pour couronner le tout, notre Joël s’est converti à l’islam en prison, un islam qui se résume d’ailleurs à « allahou akbar », dit ici ou là. Bref, même sa spiritualité fait de la peine. Son demi-frère, Régis, c’est le parfait intégré. En plus d’avoir fait les Scouts de France et monté sa boite de compta, il est conseiller municipal auprès d’un maire qui rentre constamment dans son bureau pour lui lâcher deux trois vannes racistes et lui pincer la joue, exactement comme on pinçait la joue à Amine, l’ « Auvergnat » à l’université d’été de l’UMP. Quand une femme camerounaise venue parler de son dossier logement demande à Régis un peu d’aide, au nom d’une « solidarité africaine », il lui rappelle sèchement qu’il n’est pas Africain mais originaire de Normandie. Evidemment, Régis est marié à une Blanche, qui campe le rôle de la Blanche antiraciste, qui tempère constamment les envolées xénophobes de son mari. Les deux frères, qui s’étaient perdus de vu, vont se retrouver aux Antilles où ils sont appelés pour venir au chevet de leur père mourant. Celui-ci, en plus d’avoir totalement négligé l’éducation de ses fils, a été toute sa vie un séducteur invétéré, ce qu’atteste la présence à son chevet de ses très nombreuses filles. Son nom de famille le prédestinait tout naturellement à cela : Monsieur Grosdésir. Le film fait donc dans la finesse (je crois d’ailleurs que c’est à ce moment-là que mon pote s’est barré). En guise d’héritage, cette caricature raciste de père antillais lègue à ses fils un « trésor » : l’acte officiel qui a affranchi leurs ancêtres et qui se transmet, dans la famille, de génération en génération. Les fils vont se montrer plutôt ingrats et pas très réceptifs à la portée symbolique de ce document. Ils auraient nettement préféré de l’argent ou un titre de propriété. Mais une vieille tante, qui goûte fort peu cette ingratitude, va leur jeter un sort (normal pour une Antillaise) et les projeter en 1780. Et c’est là que les problèmes commencent pour nos deux frères. Les Antilles, c’était pas mieux avant On le comprend assez vite, tout le ressort comique du film repose sur le décalage entre les personnages et l’époque où ils évoluent, exactement comme dans Les Visiteurs. Les deux frères se font immédiatement capturer par des marchands d’esclaves, bien qu’ils ne comprennent pas tout de suite de quoi il retourne. Joël filme donc leur acheminement avec son portable et est persuadé qu’il s’agit de « flics en civils déguisés en clochards », tandis que Régis menace ses ravisseurs de « faire un rapport auprès d’Amnesty International ». Les deux frères sont vendus et rebaptisés Gédéon (Joël) et Gaspar (Régis). Ce dernier, métis, est tout de suite rangé parmi les Mulâtres, ce qui lui vaut d’être un esclave d’intérieur. Gédéon sera quant à lui envoyé couper de la canne avec les autres esclaves. Il faut ici souligner que l’on verra très rarement les esclaves travailler et qu’il y a une invisibilisation quasi-totale de l’exploitation proprement dite. Les esclaves sont montrés la plupart du temps dans leurs cases ou durant leurs « pauses ». Ils ne sont ainsi jamais malades ou épuisés et tout se passe presque comme si nous étions dans une usine dans laquelle les tâches sont bien réparties et la hiérarchie scrupuleusement respectée. L’esclavage en devient presque sympathique : on voit ainsi les esclaves faire la fête (entre eux, bien sur), danser et boire du rhum, pendant que les Blancs font eux aussi la fête au château. Bref, pour le film, l’esclavage est surtout synonyme de séparation, pas d’asservissement. Les Blancs de l’époque sont horribles (sauf leurs enfants, bien sur) Si les Noirs du film sont des caricatures, il en va tout autant des Blancs. Le propriétaire du domaine, M. Jourdain, ainsi que tous ceux qui l’entourent sont laids, gras, antipathiques et atrocement racistes. Ils débitent à longueur de journée des clichés sur les Noirs. Bref, ces Blancs sont irrécupérables et tout est fait pour nous montrer le contraste qui existe entre l’époque de l’esclavage et la notre, dans laquelle Blancs et Noirs vivent en harmonie et peuvent même se marier (c’est le cas de Régis). Malgré tout, ces Blancs ne sont jamais dépeints comme spécialement cruels ou méchants. Ils se limitent à occuper leurs rôles de Blancs et on ne les voit jamais maltraiter ou abuser d’un esclave. A chaque fois qu’un esclave sera fouetté, ce sera uniquement parce qu’il aura tenté de s’enfuir. Mais si les personnages Blancs semblent irrécupérables, ils le sont néanmoins à titre individuel, car le fils de M. Jourdain – Victor – est là pour nous rappeler que les Blancs peuvent être bons et vont d’ailleurs le devenir (comment ? C’est un mystère). L’humanité des Blancs et leur rédemption future est donc incarnée par cet enfant, qui se propose, par exemple, d’aller donner les restes de son repas aux esclaves ou qui ne dit rien lorsqu’il voit Gédéon et Gaspar s’enfuir. Bref, l’enfant est bon et Gaspar lui dira même : « T’es l’avenir ! » L’avenir du Noir n’est donc pas le Noir lui-même, mais le Blanc. Fanon aurait apprécié ! A côté de ces racistes indécrottables et de cet enfant tolérant, se trouve une troisième figure du Blanc, celle du contremaitre, incarnée dans le film par M. Henri. Lui, ce pourrait être l’équivalent aujourd’hui du maton ou du flic, c’est-à-dire celui qui est constamment au contact des Noirs et les gère au quotidien (les autres Blancs ne manquent jamais l’occasion de lui rappeler à quel point « il sent le Nègre »). Comme Pascal Sevran, M. Henri est obsédé par « la bite des Noirs », dont il parle constamment, rappelant même que « ce qui compte, ce n’est pas nécessairement la taille ». Un cliché grossier de plus dans un film, qui décidément les enfile comme des perles. La mémoire, à consommer avec modération ! Fabrice Eboué a d’ailleurs du sentir venir le vent de la critique « bienpensante », qui n’aurait pas manqué de traiter le film et son réalisateur de « communautariste ». Pour bien montrer qu’il n’y en a pas que pour les Noirs et leurs « souffrances », on voit donc arriver à l’écran Isaac, marchand juif au nez très crochu, qui arrive à extorquer 50 Ecus à M. Jourdain, ce qui lui vaudra d’être traité par ce dernier (en aparté) de « sale Juif ». C’est d’ailleurs dans la charrette d’Isaac que Gaspar et Gédéon vont s’enfuir. Il leur offrira même le couvert, une fois arrivés chez lui. Isaac, aujourd’hui, c’est celui qui vient en aide aux sans-papiers. Quand Gaspar lui demande pourquoi il fait tout cela, Isaac lui répond tout simplement « Parce que je suis Juif ! ». Pour Isaac, Il est donc important de « se serrer les coudes » car il existe à travers l’histoire une correspondance évidente entre les souffrances endurées par les Juifs et celles endurées par les Noirs. S’amorce alors un pseudo débat sur la question de savoir qui des Juifs ou des Noirs a le plus souffert. Il s’agit encore ici d’une mise en scène classique (et très grossière) de la « concurrence mémorielle » où chaque représentant d’un groupe qui en a bavé essaie de montrer à quel point les souffrances subies par ce groupe sont sans commune mesure avec celles subies par les autres groupes. Bref, sur cette question, comme sur les autres, on est tombé si bas, que pour en parler faudrait qu’j’me fasse mal au dos. « Putain quel film de bâtard ! » Les Nègres Marrons : des sauvages extrémistes La première fois que nos deux aventuriers tentent de s’enfuir de nuit de la propriété de M. Jourdain, ils rencontrent un mystérieux personnage dans la forêt, le visage peint en blanc et l’expression menaçante. Les deux compères font rapidement demi-tour et retournent sagement à leur case. Mieux vaut couper de la canne que de voir la gueule enfarinée de ce type. On ne le sait pas encore à ce moment du film, mais le personnage ténébreux rencontré n’est autre que le chef des Marrons qui vivent non loin de la propriété. C’est donc un comble que ce soit un Nègre Marron qui dissuade, dans un premier temps, les deux frères de s’enfuir. Mais le paradoxe n’est qu’apparent et le film insiste sur ce point : toute tentative de trouver une solution collective est illusoire, seule la débrouille individuelle compte. Les Nègres Marrons apparaissent collectivement une seule fois dans le film. On les voit tous réunis devant leur chef charismatique, qui harangue ses troupes comme un syndicaliste de la CGT : « Est-ce que vous êtes prêts à libérer tous vos frères ? Est-ce que vous êtes prêts à massacrer tous les Blancs ? » Encore une fois, on ne fait pas dans la finesse : libération des Noirs et massacre des Blancs vont de pair. Le film réussit donc à faire à la fois l’éloge de l’individualisme -l’affranchissement des esclaves ne peut venir que des efforts personnels et individuels de quelques uns – ainsi que la critique du communautarisme – l’organisation autonome des esclaves est quoiqu’il arrive outrancière. L’unanimisme et l’extrémisme sont au cœur de la logique des Nègres Marrons et ils n’hésiteront pas à s’attaquer à leurs propres frères Gaspar et Gédéon, lorsque ces derniers exprimeront quelque réticence au fait de « massacrer les Blancs ». Pour aujourd’hui, le message du film est on ne peut plus clair : l’organisation autonome des Noirs, Arabes, Musulmans et Asiatiques est, au mieux, du communautarisme, au pire, de l’extrémisme. S’engager politiquement, c’est inutile. S’engager dans une organisation non-Blanche, c’est dangereux. Résultat : chacun pour sa gueule. Liberté, Egalité, ASSEDIC Il est bel et bien fini le temps lointain de l’esclavage et celui, plus proche, des colonies. C’est en substance le message qu’entend faire passer le film. L’esclavage, ce sont les Ténèbres, un temps préhistorique avant l’avènement des Lumières. Les deux compères le disent d’ailleurs explicitement dans un dialogue qui pourrait résumer à lui seul le film. Ainsi, à chaque évocation d’un aspect de l’histoire « glorieuse » de la France par Gaspar l’intégré, Gédéon la racaille répond par un épisode plus sombre de l’histoire hexagonale. La France est ainsi le berceau de la « Révolution », des « droits de l’homme » et du « suffrage universel » ce à quoi il est répondu qu’elle est aussi celui de la « guerre d’Algérie » et de la « colonisation ». Mais quand Gaspar dira que la France, c’est aussi les ASSEDIC, Gédéon ne pourra que s’avouer vaincu et s’incliner. A l’époque de l’esclavage, il y avait du racisme, certes, mais tout cela est fini puisqu’aujourd’hui les Noirs et les Arabes ne sont plus exploités et sont même payés à ne rien foutre grâce aux ASSEDIC et au RSA. Elle est belle la quenelle ! Eloge de l’intégration… et du racisme On ne le répètera jamais assez : s’intégrer à une société raciste, signifie intégrer les valeurs dominantes de cette société et donc intégrer le racisme lui-même. On le voit d’ailleurs parfaitement dans le parcours de Régis (Gaspar) ainsi que dans l’éloge de l’intégration qu’il fait tout au long du film. C’est d’ailleurs ce que laisse échapper le film à son corps défendant : le plus intégré des deux, celui qui a constamment à la bouche la devise de la République, et bien ce type-là est raciste. On le voit s’en prendre au début du film à un « Roumain » qui nettoie les pare-brises, faire des remarques racistes à une Camerounaise ou encore se moquer de la « consanguinité des ch’tis ». Il incarne donc parfaitement la figure du Noir civilisé : alors que Joël (Gédéon) est homophobe, lui, ne l’est pas. Il a réussi socialement, a un bon niveau d’instruction, joue un peu du piano et adore le fromage. Au moment d’être vendu au marché aux esclaves, il s’écriera « Je suis un citoyen français, vivant dans une République française. J’ai épousé une Blanche ! » A la fin du film, il avouera tout de même avoir subi quelques moqueries à l’école primaire mais s’être néanmoins accroché pour s’intégrer. Emouvant. C’est d’ailleurs au cours de cette même scène pathétique et lacrymale que Joël, qui campait jusque là la figure du gars de cité homophobe, sexiste et fraichement converti à l’islam, avoue à son frère qu’il aurait lui aussi aimé apprendre à jouer du piano, aller aux Scouts de France ou encore avoir un « job respectable ». Il ira même jusqu’à avouer avoir partagé quelques petits moments d’intimité avec son codétenu quand il était au placard ! C’est donc par défaut qu’il joue les têtes brulées car il aspire lui aussi à rentrer dans le rang. Niveau pédagogie, nous voilà bien servis. Le pire, c’est qu’une fois revenu à l’époque contemporaine, Joël s’empressera d’aller se faire exploiter en taffant dans le bâtiment (on peut imaginer que c’est chez Bouygues. On le voit signer son CDD (un CDI, c’était pas crédible) assorti d’une période d’essai de deux mois. Joël, Comme le dirait notre futur ministre de la culture, Abdel Malik, fera comme « le père de Majid, qui a travaillé toutes ces années avec ses mains dehors, qu’il neige, qu’il vente ou qu’il fasse soleil sans jamais se plaindre ». Ca, c’est du (très) lourd ! Du Jamel Comedy Club à Case départ : faire intégrer le racisme aux indigènes Ce film arrive donc, on l’a dit, après de nombreux autres qui prennent pour thème central la « question identitaire », le racisme et l’intégration. il arrive surtout après le Jamel Comedy Club – dont nos deux comédiens sont d’ailleurs issus – et qui a bien travaillé le terrain pour faire intégrer le racisme aux indigènes, c’est-à-dire aux Noirs, Arabes et Asiatiques. Dans le Jamel Comedy Club, tous les comiques campent des caricatures de Noirs, d’Arabes et d’Asiatiques, qui passent leur temps à faire rire un public plus ou moins blanc sur les comportements de ces mêmes Noirs, Arabes ou Asiatiques. Le Jamel Comedy Club, c’est l’adaptation française du « minstrel show », ces spectacles racistes américains où les Noirs venaient se « moquer » d’eux-mêmes pour divertir un public blanc. Sauf qu’aujourd’hui, le public est malheureusement composé, en partie, de descendants d’immigrés coloniaux, qui viennent rire de la caricature d’eux-mêmes qu’on leur offre sur scène. La salle où était projeté Case départ était d’ailleurs remplie majoritairement de Noirs, assez jeunes pour la plupart, et l’accueil fait au film fut très bon. Des applaudissements sont même venus accompagner la fin de la projection. C’est donc navré que je suis sorti de la salle, en voyant ces visages souriants de Noirs et d’Arabes venus célébrer leur propre humiliation. Je n’étais malheureusement pas encore au bout de mes peines, puisque le journaliste de Respect Mag assis à côté de moi m’a demandé les raisons pour lesquelles mon pote s’était barré et ce que j’avais pensé du film. Je lui ai donc dit tout le bien que je pensais de ce navet raciste, ce qu’il a résumé de façon grotesque par « Je voulais voir l’antiracisme français comme on le voit. Il y avait un film qui ressemblait à celui-ci qui s’appelait Le nom des gens, sorti il y a 6 mois. Et c’est quasiment la même mécanique. C’est un film qui parle de nous, qui parle d’esclavage, des Noirs, des Arabes, etc. Je me sens concerné parce que je suis Arabe et que j’ai envie de voir le discours qui est derrière. » (http://www.respectmag.com/2011/07/07/micro-trottoir-quavez-vous-pense-de-case-depart-5325). Sans commentaire. Il y aurait encore beaucoup à dire sur Case départ. Disons simplement que c’est un film raciste, très mal filmé et interprété. N’allez pas le voir car il ne mérite tout simplement pas qu’on lâche 10 balles pour lui. Rafik Chekkat, membre du PIR

  5. Seles (1 Commentaires)

    Bonjour,
    j’ai lu avec beaucoup d’attention vos commentaires. Habituellement j’évite de prendre part a ce genre de débat avant d’avoir vu le film mais bon, force est de constater que vous avez tous raison. Or vous êtes en train de débattre sur un film aussi caricatural que les guignols . Pour ma part, si j’ai envie d’un bon film de noir il y a trop de bonnes références comme malcom x , la rivière pourpre etc…après c’est une histoire d’éducation.
    Bien sûr que ce film est drôle quand on s’arrête aux caricatures mais c’est pathétiquement grave quand on se rend compte que c’est la recherche d’identité de l’antillais qui est devenu « caricaturable » . Bien que que beaucoup risquent de se perdre dans tout ce que vous dites notre plus gros problème a nous antillais est de croire que l’histoire du noir commence avec l’esclavage, alors qu’en fait ( et je vais me faire insulter) c’est le cas de l’histoire antillaise (nuance). Je ne croit pas qu’en appelant leur film « case départ « , c’est ce dont il s’agit, ‘ils voulaient faire comprendre que c’est la case départ de la régression des mentalité et tout le travail et le sacrifice a refaire pour pour en arriver a notre statut d’aujourd’hui (qui n’est pas terrible).
    Vous doutez bien qu’un film caricatural de ce niveau ne vas pas perdre son temps a expliquer cela de manière scolaire, a nous de nous éduquer (et d’éduquer aussi nos enfants afin qu’ils captent la « subtilité »). Soyons capable de rire de nos propre clichés , de nos caricatures, de faire preuve d’auto-critique honnête ( sans évidemment nous rabaisser) et de devenir plus fort ça évitera ce genre de film qui a l’air de nous déranger .
    Par contre outre les chouettes (et long) commentaires l’article est vraiment bof . Je ne vois pas l’intérêt des interrogations dans le paragraphe sous-titré « Humour ». Il s’agit d’un réalisateur antillais qui fait un film afro-antillais , je ne vois pas le rapport avec les interrogations :
    -Avez-vous un film humoristique allemand sur la shoa? etc…
    çe n’est pas un film de blanc ( si je puis me permettre) sur l’esclavage…nan ?

    • jmd972 (1 Commentaires)

      Bonjour, je repond avec un peu de retard mais en lisant tous ces commentaires il fallait que je disse quelques choses
      Tout d’abord sur le point de faire payer a quelqu’un pour l’ esclavage faudrait allez voir les africains d’abord pour avoir contribué et pour continuer à contribuer a l’ esclavagisme moderne.
      En Deux ce film concerne plus nous autres ultra marins que les africains comme tu dis seles le film met en avant le fait que nous autres ultramarins pensons que l’histoire de l’ homme noir commence a l’ esclavage alors que c’est l’ histoire des antillais qui commence a cette epoque d’ou le non de case départ pour un esclave a cette époque etre affranchi c’etait un nouveau depart.
      Pour finir je vais vous dire ce que mon arrière grand pere disait «  »le dernier africain de notre famille c’est celui qui a été vendu pas les tiens » »et il tenait cette phrase de son gd pere qi lui mm le tenais de son pere juste pour dire que vous les africains ouvrez souvent votre bouche au sujets de l’esclavage mais vous etes les premiers a avoir vendu un noir et vous continuez toujours a considérer vos compatriotes comme des esclaves. Au lieu de critiquer un film humouristique et non historique sur l’identité ultramarins essayer de rendre a l’Afrique sa splendeur au lieu de la vendre ou de la detruire et de rejeter la faute sur les blancs

  6. Magnyseb (1 Commentaires)

    Ce film est d’une débilité affligeante. Oui, je l’ai vu, trainé par un ami.
    Rien de drôle, une succession d’insultes (qui en faisait pourtant rire certains, ah, la France!)
    Une dame agée qui se fait traitée de pute dans un bus (ambiance banlieue?) , deux fillettes racketées, un « héro » qui « déchirerait bien une jeune femme, sans pitié, car elle a un beau cul », (sic) des termes homophobes à la pelle, tout le monde y passe et même une copulation forcé entre deux personnages endormis, du jamais vu! Un enchainement de situations grotesques.
    Bref, ce film accumule les clichés et veut le faire passer pour ce qu’il n’est pas, c’est à dire un film historique.
    C’est en fait une vaste fumisterie, qui se voudrait être comique mais qui se révèle être grave (dans tous les sens du terme) reflet de la société actuelle, violente, vulgaire, bas de gamme. Ah, pauvres esclaves, s’ils voyaient ce que sont devenus certains de leur descendants, ils se seraient eux mêmes coupé…autre chose que les pieds. (CF au film)

  7. didysty (2 Commentaires)

    c t drôle ceux qui n’ont pas aimer ben c comme tout on as pas tous le même goût et heureusement donc sa sert d’en faire une polémique soit tu as aimer soit non point le film a été fait pour qu’il plaise et leurs rapporte de l’argent comme tout les films

  8. leguils (2 Commentaires)

    Euh l’ami qui a trainé Magnyseb c’est moi… Je partage tout à fait l’argumentaire de ce dernier, à une nuance près. J’ai aimé le film…
    A mon avis, il me semble que les acteurs et le réalisateur ont voulu montrer le décalage entre la société actuelle et la société de l’époque. Les propos vulgaires et violents de ce « noir des cités » sont de meme nature que ceux des « esclavagistes blancs de l’époque ». Ils sont choquants car remplis de clichés.
    Ce film a aussi le mérite de montrer que ces jeunes de cités qui se disent victimes du racisme n’ont pas été vraiment été confronté au vrai racisme (anti noirs, blancs ou autres) qui est une théorie fondant une hiérarchie entre les races (a supposer qu’il y en ait de différentes).
    En gros, ce film se voudrait peut etre un déclic pour certains qui verront le bon coté des choses de notre société actuelle au lieu de la rejeter. C’est le rejet de la victimisation qu’à voulu montrer ce film. Mais aussi que le seul moyen de faire avancer la société c’est intégration… par les valeurs de la république et le travail (c’est ainsi que se termine le film, non?)
    A noter aussi que ce « black voyou de cité » est quand meme appelé à rentrer dans le droit chemin par sa mère, par un religieux musulman, un autre frère de couleur dans le bus.

    Ce film n’a rien d’historique, on s’en est rendu compte mais il aura peut etre le mérite de créer l’envie d’en savoir plus sur cette époque… et aussi d’apprécier la notre avec ses défauts.
    De plus, j’ai apprécié, la larme à l’oeil, le clin d’oeil à victor Schœlcher ( celui qui poussa à l’abolition de l’esclavage en france ) mais il eu été préférable de le faire comprendre plus clairement.
    Aussi Magnyseb, je partage ton avis, la société est violente vulgaire, ce que l’on peut evidemment regretter mais ce film aurait il eu un sens si ce jeune de cité eu eut un comportement et un language exemplaire… C’est justement la, à mon avis l’intéret du film. Montrer que cette réalité n’est pas à cacher pour faire évoluer les mentalités et les comportements…

  9. Siir Aladiin (1 Commentaires)

    je tien a dire que j’ai aimé le film.Ouii je suis antillais et non je ne me cherche pas. c’est un film qui ne fait que reflété la société frustré d’ojourd’hui.J’ai 16 ans et toute ma scolarité j’ai du apprendre le bon coté de l’histoire de la france. Alors qu’ici en france les étudiants ne connaissent mm pas mon histoire, ne savent pas situé la Guadeloupe , ne save mm pas ke je suis français. Le Boycotte il est Là ! Fair passé un message par le rire est plus facil et touche d’avantage de monde qu’un film historique ennuyeux , Charlie chaplin l’avait comprit ( les temps modernes)……….
    NB: excusez-moi pour mon orthographe.

  10. Ryann972 (2 Commentaires)

    Avec tous les bons films et feuilletons qui existe sur l’histoire des Noirs et l’esclavage c’est ce film pathétique qui donnera à un Noir l’envie de connaître son histoire. Que dire là , à part qu’on touche vraiment le fond. A 10 ans j’ avais déjà vu Racines, Rue case nègre, une saison blanche et sèche et la couleur pourpre , je n’étais pas une inculte notoire comme les jeunes de 16 ans d’aujourd’hui. Un film fait par deux bountys qui ont l’habitude de caricaturer les antillais dans leur stand up à deux balles, va venir m’expliquer mon histoire. Dans ce cas là à quoi serve les livres d’histoire. oui il est vrai que l’histoire des Noirs ets très peu enseignée en France, mais beaucoup d’efforts ont été fait . De plus faire de Victor Schoelcher l’unique artisan de la libération des esclaves est d’une idiotie historique, Césaire doit se retourner dans sa tombe, lui qui a écrit un super discours sur les différentes révoltes des esclaves avant la période scoelchériste lors du discours de Trénelle du 22 mai 1971:
    Schoelcher Philanthrope français libérateur des noirs, j’imagine cette définition de quelque dictionnaire qui eut comblé d’aise gouvernement et préfet. Et en effet, cette phrase résume assez bien le Schoelcher du schoelchérisme officiel.

    Car vous le savez depuis quelques temps et pour faire pièce aux partis de gauche qui avaient déterré Schœlcher du grenier poussiéreux où l’avaient relégué les principes de la 3 e et 4 e république, les officiels de la 5 e république véritables imposteurs sont repartis à la conquête de Schoelcher et fêtent Schoelcher à leur manière c’est à dire sans le peuple bien sûr mais avec préfets, généraux et amiraux.

    Eh bien ce Schœlcher ce n’est pas le nôtre et je dois à la vérité de dire qu’il n’a avec le vrai Schœlcher qu’un rapport très lointain.

    Quant au vrai Schœlcher, si nous pouvions l’interroger aujourd’hui sur son vrai rôle dans l’histoire de l’abolition de l’esclavage, j’imagine bien sa réponse et que sans renier son action, sans taire les épisodes de son combat, il se fut bien gardé de passer sous silence le rôle de ces combattants de l’ombre et de la nuit que furent les nègres marrons et les insurgés nègres.

    C’est Schoelcher lui même qui le note. Écoutons Schoelcher : « Il ne s’écoule jamais dix années sans que les noirs ne protestent par quelques violences contre l’état où on les maintient. Voyez à la Martinique seule et sans remonter plus haut que 1811.

    En 1811 : révolte

    En 1822 : révolte

    En 1823 : révolte

    En 1831 : révolte, la conjuration générale, elle éclate au cri de la liberté et la mort ! En trente ans, quatre cinq insurrections de Nègres ! ».

    Enfin laissons les Ababas aller voir ce film après tout en est en démocratie.

    P.S: comment peut t’on comparer un chef d’oeuvre comme la vie est belle de Benigni à ce « vomi pseudo-historique »?

  11. Ryann972 (2 Commentaires)

    Je voudrai souligner que l’esclavage des Noirs n’est pas un génocide. Cette notion est retenue pour un massacre en masse sur un court laps de temps comme pour les Juifs, les arméniens ou les rwandais.L’esclavage est un crime contre l’humanité c’est ce qu’ont retenu la loi française(Taubira 2001) et l’Onu.

  12. Lubrifixor (2 Commentaires)

    OMG,
    Un conseil : va voir un psychiatre parceque non seulement, tu parles d’inconscient sans savoir ce ça importe (en plus « atteindre votre inconscient à l’insu de votre plein gré » m’a bien rire, sinon on peut aussi monter en haut ou descendre en bas hihihi). Mais en plus, la paranoïa est si palpable qu’elle en devient risible.

    Oh, bravo pour la théorie du complot développée dans l’article (bien sûr, ce film comme d’autre serait fait pour empêcher les français d’origine étrangère de se préoccuper des problème de leur pays d’origine, (dont beaucoup, je le rappelle n’ont même pas la nationalité) c’est tellement crédible, waw).
    Bravo également pour le copié collé du 14 juillet à 23 heures, alors que tout est fait ici pour que cet article ne le soit pas (copié-collé)(http://balawou.blogspot.com/2011/07/de-lesclavage-aux-assedic-lhistoire.html)

    Et au fait, au lieu de raconter des conneries (en plus de faire l’amalgame entre génocide à plus forte raison, d’un pays donné et pratique non génocide, horrible certes, mais commune à un grand nombre de pays et pas seulement d’Europe (voir traite intra-africaine)) tu ferais mieux de lire des bouquins… T’en a besoin.

    En outre, l’article que tu as copié collé est celui d’un individu qui se dit arabe (sans visiblement savoir que les pays Arabes étaient aussi fer de lance dans la pratique de l’esclavage à leurs heures) et caricature le film (déjà caricatural et parodique et non, caricaturé, encore faut-il le comprendre) en prétendant qu’on ne voit les esclaves maltraités que lorsqu’il s’enfuient : ce qui est faux, cachant ainsi la cruauté des esclavagistes (français ici), et ne montrant que les moments de pause, ce à quoi l’on pourrait répondre que l’on est dans une comédie, et que si l’on veut voir la vraie douleur de l’esclavage, on allume arté ou la chaîne du cinéma dramatique.

    Idem pour les séries sur des thèmes ‘similaires’… imaginez les prisonniers de notre Papa Shultz dans un ‘vrai’ camp allemand, tels qu’ils étaient, et on est déjà plus dans une comédie…

  13. MattWiggaz (1 Commentaires)

    Aie aie aie!!!
    Je trouve bien plus affligeants vos réactions et commentaires que le film!
    Vous confondez tout. Hey si vous écrivez et vous emportez tant pour ça, qu’est ce que ce serait sur un sujet « vraiment » grave.
    Pas que tout ce qui a été dit ci-dessus soit faux …mais c’est en tout cas déplacé.
    C’est une comédie!! Vos reproches seraient justifiés pour un drame, un film historique,… pas là.
    Vous avez trés clairement une grande culture (qui ne signifie pas « intelligence » …la preuve^^), des capacités pour bien écrire, construire votre discours, le développer, le formuler… par contre vous ne savez pas quand sortir ou garder votre science pour vous.
    Vous ne faites pas la part des choses (étonnant vu les valeurs que vous vous empressez de défendre si vivement quand bien même elles n’ont pas été attaquées ou remises en question^^). Vos dires auraient leur place dans un débat politique, leur place suite à un propos négacionniste, raciste, un crime …pas à une comédie!!
    Vous êtes les premiers que je connais et qui vont voir des films en prennant des notes!!^^. Alala, déjà ça montre votre état d’esprit.
    Moi j’y suis allé avec ma compagne, antillaise, 32 ans, père guadeloupéen et mère martiniquaise (moi je suis normand, blond aux yeux bleux^^ et j’ai 35 ans).
    Bah on s’est bien marré, on a passé un bon moment; le lendemain j’ai conseillé ce film à des amis: « …bin en fait je pensais pas, c’est pas un chef d’oeuvre bien sûr, mais c’est pas mal …bonne surprise …si t’as envie de rigoler un peu …je sais que tu kiffes Eboué et N’jigol… ».
    Et tous, ma petite amie, mes potes, moi, (et vous donc), on est depuis toujours conscient de la gravité et de l’attrocité de ce qu’a été la traite négriére, certainement beaucoup beaucoup …beaucoup plus que la majorité des gens, on nous l’a appris, on nous l’a expliquée, on s’est documenté, on a lu, on a regardé des documentaires, écouté des musiques… on sait.
    Mais, et ouais mais, on voit pas les choses du tout comme vous.
    Je voulais pas en commençant ce post faire comme vous, une vieille dissertation interminable, mais en fait si, je tiens à vous répondre, même si j’imagines pas une seconde changer votre indécrottable et indémontable point de vue ..héhé. Mais je vais abréger, désolé d’avance de ne pas m’expliqer plus:
    Vous me parraissez étre quelqu’un de dur, manquer d’humour, plusieurs mots me viennent: aigri, triste, pessimiste, intransigeant, élitiste… Je vous vois bien perfectionniste, psychorigide, intolérant (c’est marrant ça^^), vous étes buté, vous me faites penser aux extrémistes anti-extrémistes, enfin un truc comme ça.
    Vous étes lourd, pesant, grave, vous dramatisez, vous faites des amalgammes,vous étes incapable de faire la différence entre ce qui est vraiment bon et vraiment méchant …vous connaissez cette phrase tellement vraie? « ous devez étre bien malheureux pour être aussi méchant », c’est pour vous héhé^^.
    Vous voyez le mal où il n’est pas.
    Et zut, j’en ai marre, j’aurais bien continuer, et bin non; vous m’avez saoulé, ça me saoule, j’arréte de rentrer dans votre jeux.
    Je finirais sur une citation d’un grand philosophe « Elle est pas belle la vie! » (dixit Mr. Madrange^^).
    On a conscience, et peut etre plus que vous, de l’horreur de ce qui s’est passé et des autres attrocités de l’homme, ne pas l’oublier, et aujourd’hui faire la part des choses.
    Peace.

  14. Lubrifixor (2 Commentaires)

    + 1 je plussois, j’ajouterais même que que prétendre comme certains le prétendent, que le petit collégien qui va voir le film risque de trouver que l’esclavage finalement, c’est cool (http://www.allocine.fr/membre-blazy13015/critiques/?creview=20105529) c’est au moins aussi absurde que d’essayer de nous faire croire que le jeune n’est plus capable de distinguer le virtuel du réel (surtout quand on ne connait rien au « meuporg » MDR).
    Enfin, quand on croit vraiment ce genre de khonnerie, faut pas s’étonner des réactions des autres…

  15. babcam (1 Commentaires)

    et sinon rire pour rire ca vous dit pas? pourquoi faut toujours tout prendre au premier degré! on le sait que l’esclavage c’etait horrible et que ca ressemblait pas a ce qui est dépeint dans le film. c’est juste une comédie. ils doivent bien se marrer les 2 compères en voyant la polémique que leur film a déclenché.
    perso j’ai beaucoup ri et mon mari aussi, tout comme les autres personnes dans la salle. aprés on fait la difference entre l’Histoire et le film, le fond du sujet c’est pas l’esclavage, ca c’est trop grave, c’est juste les mésaventures de ces deux parasites de la société. pfff faut vous détendre personne n’a décidé de nier l’Histoire ou de la refaire.

  16. renoi (1 Commentaires)

    Nan mais serieu la..il est votre second degrés? vous rigoler jamais dans la vvie jveut dire haha?!..vous etes pas très funky vous..

  17. lilou (1 Commentaires)

    je trouve que vous féte tous du bruit pour rien est eux beaucoup d’argent dont la plus par font des dons pour justement aidé les plus dénunie noir blanc arabe il non aucun jugement juste faire rire et aidé les povre a menger allor faite comme bon vous senble ces acteure on pas de couleur mes un grand coeur ainssi que tout les autres au coté de goldmane allor bla bla

  18. MelWeen (51 Commentaires)

    MattWiggaz

    Fermes là mon grand, fermes-là stp. Tout 35 ans et yeux bleus que tu as, c’est certainement pas toi qui va dire à un noir comme ressentir sa propre histoire.

    • Boo (1 Commentaires)

      MelWeen,
      un débat de cette envergure sur un film comique fait par des membres du comédie club ne sert pas à grand chose, c’est complètement hors sujet…
      Mais si débat il y a, alors je dirais que sur tout ce que je viens de lire, il n y a que ton commentaire qui est vraiment mais vraiment de la merde !!!
      parce que mattwiggaz m’a l’air bien plus censé et logique que tes conneries racistes et gratuites débitées, même si il est blanc. Il n’y a apparemment pas de couleur pour être con ou conne, hein MelWeen??!!?? Merci de nous le rappeler.

  19. Voggle (1 Commentaires)

    Putain mais fermez là les zoulous , toujours les mêmes débats. Vous n’en avez donc pas marre? Collez vous une balle dans la tête qu’on en finisse.

  20. Ninjaheb (1 Commentaires)

    Nan mais l’auteur de cet article a raison.

    Les producteurs devaient se faire chier, ils se sont dit « On va faire un film pour bien rappeler au noirs qu’a une époque ils étaient esclaves et qu’ils doivent faire attention ou ça va revenir ». « Ha oui, et surtout Roger, n’oublies pas de piquer l’histoire des Antillais, ça va les faire chier ».

    Nan sérieux, faut savoir rire de certains trucs, combien se film comiques ont été faits sur les gros, les chrétiens, les éjaculateurs précoces, les geeks, les femmes au foyer… Faut-il un soulèvement pour chaque film qui essaie de sortir un peu du lot ? Si on part par là, on va juste faire des films de science fiction, avec des personnages qui ne seront ni noir, ni gros, éjaculateurs précoces, ni geeks, ni femme au foyer, qui n’auront pas de religion ni de convictions politiques… Qu’est-ce qu’on va se faire chier.

    Nan appeler au boycott pour ça, c’est de l’abus

  21. yoka (1 Commentaires)

    Je suis noire et j’ai honte de Ngigol et Eboué.Il n’y a jamais eu réparation pour tout ce que les noirs ont endurés, lors de la colonialisation l’esclavage le néocolonialisme, PAS de procès , PAS DE MORAL, et aujourd’ hui on veut nous « faire rire » avec???c’est une blague j’espère…

    Hotep à vous

  22. dimitri972 (1 Commentaires)

    Ce film s’appel Case départ, pas pour le départ de l’histoire des noirs, mais pour le départ de l’histoire de la famille des 2 acteurs principaux ! Quand tu mets la suite de tout tes « avons nous vu… » , relis toi un peu; ça n’entre pas dans le contexte, c’est un film humoristique sur l’esclavage, réalisé par des noirs . Il faudrait arrêter toutes cette polémique et ces pleurs sur le fait que nos ancêtre ont été esclave et qu’il faut dire jusqu’a aujourd’hui « hoo c’est pas bien », c’est fait, c’est aboli un point c’est tout, moi je suis noir, et je ne me considère pas comme esclave ou fils d’esclave, peut être ai-je eu des ancêtres esclaves mais perso je m’en fout, moi je ne le suis pas c’est l’essentiel . Ce film il est hillarant à souhai0t

    • leguils (2 Commentaires)

      Je comprends ce que tu veux dire dimitri972 mais je trouve dommage que tu dises que tu te foutent d’avoir eu des ancetres esclaves ou pas. Certes cela remonte à d’autres temps, d’autres moeurs, mais l’histoire de nos ancètres fait partie de nous même parfois inconsciemment. Toutefois, il est clair que cela n’apporte aucun droit supplémentaire. Après concernant le film, je m’étais exprimé il y a plusieurs mois et c’est une comédie sur un thème sérieux. C’est un peu du Papa Schultz… je précise je suis blanc (mais ca n’a aucune importance)

      • Samsoul7n (2 Commentaires)

        Au contraire. Ceci explique cela.

        Selon moi, il n’y a que deux types de personnes pour rire de la période esclavagiste : Les Noirs aliénés (« 972 reprezent yoyo ») et les Européens.

        Les premiers le font pour la haine qu’ils ont d’eux-mêmes, les deuxième pour l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes.
        Mais en ceci, ils se rejoignent : Ils méprisent tous les deux inconsciemment les Noirs. (cf. « je m’en fout d’avoir eu des ancêtres esclaves » et le « c’est un peu Papa Schultz »)

        Je vous souhaite bien du plaisir, de bonnes tranches de rire face à l’horreur par laquelle sont passés les Noirs.
        Et par laquelle certains continuent de passer (Mauritanie etc…)

        Et je te dirai aussi que c’est très facile de rire quand on est pas concerné directement.

        Oh je sais tu me diras qu’il faut savoir rire de tout.
        J’ai ri au début…
        Puis je me suis informé, j’ai lu.
        Et de l’esclavage je ne riais plus.

        Ceci explique cela…

  23. quelque chose de bizarre (1 Commentaires)

    Fabrice Eboué:
    <>
    +
    <>

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